Les communications GSM des gilets jaunes brouillées par la police: info ou légende urbaine?

Le porte-parole de la Police fédéral assure que la technique du brouillage n’a "Jamais été utilisée pour la gestion de l’espace public.
Le porte-parole de la Police fédéral assure que la technique du brouillage n’a "Jamais été utilisée pour la gestion de l’espace public. - © Jonas Hamers / ImageGlobe

A plusieurs reprises, des manifestants ont déclaré avoir constaté l’impossibilité d’échanger des communications sur les lieux de rassemblement et de blocage de la circulation. Rumeur ou stratégie policière ?

Le porte-parole de la police fédérale assure que la technique du brouillage n’a "jamais été utilisée pour la gestion de l’espace public… Et pas non plus près des autopompes (à Feluy : NDLR) comme cela a été dit".

Selon un opérateur télécom contacté, les forces de police ne demandent jamais ce genre de "service".  "Ce serait d’ailleurs compliqué car tous les opérateurs devraient se synchroniser. Et cela n’aurait, par ailleurs, aucun impact sur des communications par talkie walkie", précise notre source. En revanche ce type de brouilleur pourrait exister lors d’alertes à la bombe, pour éviter qu’une commande à distance puisse être utilisée alors que des policiers ou des démineurs sont sur place. Ce que n’a pas voulu commenté le porte-parole de la police fédérale.  

Les manifestants ont-ils pour autant menti en évoquant des communications difficiles ? Pas nécessairement. Lors de rassemblements importants tels que manifestations ou concerts, il n’est pas rare de constater un engorgement des communications. Surtout dans des lieux où une telle concentration d’appels, de sms et de vidéos n’est pas prévu. Raison pour laquelle les opérateurs renforcent généralement leur infrastructure à l’aide d’antennes mobiles pour des rassemblements prévus de longue date.

 

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