Les chiens détecteurs d'explosifs de plus en plus sollicités

Les chiens de la police fédérale sont envoyés partout dans le pays pour détecter les explosifs ou les armes à feu. Depuis les attentats, leur travail a considérablement augmenté et aujourd’hui, les maîtres-chiens manquent de temps pour assurer toutes les missions et pour former de nouveaux chiens détecteurs. Notre équipe a rencontré Bes, un berger malinois, et son maître au centre d'appui canin en Brabant flamand.

Bes est une grande professionnelle. Grâce à son flair, elle peut détecter la présence de dix-huit substances explosives. Elle vit et travaille chaque jour avec son maître-chien. Le policier, maître-chien depuis 28 ans, préfère garder l'anonymat car il est envoyé sur des missions sensibles comme l’inspection de sites avant manifestation, des perquisitions ou encore des alertes à la bombe.

Le jour de notre visite, le duo participe à une séance d'exercices dans le centre d'appui canin de la police fédérale. Le maître-chien cache différentes substances explosives que Bes doit ensuite localiser. "Les chiens doivent connaitre de nombreux produits et travailler avec précision car l’issue peut être fatale. Le chien doit trouver son butin et ne peut pas abandonner. Il doit être fort", explique l’officier coordinateur Marc Arys.

L’exercice est rapidement réussi pour Bes qui, par sécurité, doit pointer discrètement l'endroit détecté. "Le chien ne peut ni aboyer, ni gratter, ni toucher l’objet repéré ". C'est seulement quand son maître siffle que Bes peut venir chercher sa récompense.

En duo 24 heures sur 24

Les maîtres-chiens sont passionnés et très proches de leur chien. "Le chien vit 24 heures sur 24 et sept jours sur sept avec son maître.  Domicile, week-ends et vacances compris. Une confiance mutuelle est essentielle", dit Marc Arys.

Un casting très exigeant

Seul un chien sur vingt a le potentiel nécessaire pour devenir détecteur d'explosifs. Plus rapide, plus mobile, plus précis que les machines, l'animal reste le plus efficace et est très sollicité. Aujourd’hui, la police fédérale compte seulement neuf chiens et six maîtres-chiens. 

Trop peu d’équipes et un an de formation

Vu le contexte actuel des attentats, les équipes sont trop peu nombreuses. "Aujourd’hui les demandes sont telles que nous ne pouvons plus les satisfaire. Deux places doivent encore être remplies et onze maîtres-chiens explosifs vont être formés".  Pour ce faire, un budget vient d’être octroyé à la division canine, mais recrutement et formations prendront encore beaucoup de temps. Après leur formation théorique, les futurs maîtres-chiens éduqueront leur animal durant un an.   

Les chiens de l’armée en renfort

En attendant, les équipes existantes travaillent à plein régime et la police fédérale fait souvent appel à la défense pour pallier son manque d'effectifs. Ce sera notamment le cas durant l'Euro de football pour surveiller les lieux de rassemblement et inspecter préventivement les écrans géants.

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