Les chenilles processionnaires urticantes sont précoces cette année

La saison est bonne - si l'on peut dire - pour les chenilles processionnaires. Toutes les conditions sont là pour qu'elles débarquent en nombre, et même plus tôt que d'habitude, d'ici quelques jours. C’est la faute à un hiver très doux, explique Frédéric Francis, professeur d'entomologie à l'université de Liège : "En fonction des espèces, certaines arrivent en général aux environs du mois de juin. Du fait qu’on a des températures clémentes et sachant que, chez les insectes, le cycle de développement se raccourci quand la température augmente, on pourrait les observer à partir du mois de mai".

Ces chenilles ne sont en fait que de futurs papillons de nuit. Mais avant leur métamorphose, ces insectes sont couverts de petits poils urticants, un peu comme sur les orties. Si on les touches cela peut gratter très fort ou même brûler. Frédéric Francis invite à la prudence : "Tout est toujours une question de quantité et de dose. Si vous avez de grandes surfaces de peau au contact avec ces chenilles, vous aurez des démangeaisons, voire même des brûlures. Cela dépend un peu de la sensibilité de chacun".

C’est plus désagréable que vraiment dangereux donc. Les chenilles processionnaires vivent dans les arbres. Attention aux jardins, aux parcs ou aux balades en forêts.

A.L. avec S. Bourgeois

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