Les chasseurs s'attaquent aux réseaux sociaux pour "redorer" leur image

Dans l’inconscient populaire, il est indéniable que le chasseur est souvent perçu comme un personnage un peu rustre. Un temps considéré comme une activité noble, la traque des animaux a perdu ses lettres de noblesse dans une époque où le bien-être animal est devenu une priorité. Pour redorer son image, la Fédération nationale des chasseurs français s’attaque aux réseaux sociaux au travers d’une grande campagne de communication.

La différence entre un bon et un mauvais chasseur

Si depuis la préhistoire, le chasseur était une personne respectée, l’année 1991 a été fatale pour son image. C’est en effet le moment choisi par Les Inconnus pour parodier cette passion. Le sketch de la Gallinette cendrée était né. On y découvre un groupe de chasseurs alcooliques et incapables d’attraper un animal. Cette caricature a fait du mal à la réputation de la chasse. Pour preuve, tout le monde se souvient de la différence entre un bon et un mauvais chasseur.

Conquérir les jeunes

Mais aujourd’hui, la Fédération nationale des chasseurs français dit stop à l’image du giboyeur rustre. Conscients qu’il sera compliqué de faire changer l’avis des plus vieux, les chasseurs s’attaquent aujourd’hui à un public plus jeune. C’est en effet au travers des réseaux sociaux qu’ils ont choisi de communiquer. On y retrouve un slogan, symbole de cette campagne "Et si le #chasseur n’était pas celui que l’on croit ?".

Aux côtés des montages photos et des phrases fortes, on retrouve également des vidéos. La Fédération nationale des chasseurs français a en effet produit une websérie de 8 épisodes qui vante les mérites de cette activité. Si la qualité technique de la production est au rendez-vous, les situations peu plausibles et les acteurs pas très crédibles font le résultat fait sourire à première vue.

Communication ratée ou bad buzz préparé ?

Cette campagne est-elle une réussite complète ou un vrai fiasco ? D’un côté, tout le monde parle de cette série de vidéos et du côté décalé de la production. Mais d’un autre, chaque publication est accompagnée de centaines de commentaires négatifs liés à la chasse. Alors oui, cette campagne aura touché énormément de monde, mais il est peu probable qu’elle fasse aimer à nouveau la chasse aux Français.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK