Les caméras intelligentes vont nous verbaliser de plus en plus

C’est en quelque sorte le Big Brother routier : la caméra ANPR (pour "Automatic Number Plate Recognition"), autrement dit intelligente. Ces caméras peuvent lire les plaques d’immatriculation et permettent ainsi de repérer les défauts de paiement à l’assurance ou à la taxe de circulation. Mais la liste des infractions qui peuvent être constatées par vidéos va s’allonger. Les changements entreront en vigueur à partir du 1er juillet prochain.

La présence d’un policier n’est plus nécessaire

Les caméras ANPR vont braquer leurs objectifs sur les carrefours. Qui ne s’est jamais engagé alors que le feu passe à l’orange, même si cela peut bloquer les voitures venant des directions transversales ? C’est bien une infraction au regard du Code de la route. Mais jusqu’ici, vous ne risquiez pas grand-chose s’il n’y avait pas de policier présent. Ce sera bientôt du passé. La Région bruxelloise a pris contact avec François Bellot, ministre fédéral de la Mobilité, pour trouver le moyen de sanctionner ce comportement. La caméra permettra de verbaliser, même en l’absence des forces de l’ordre.

Amendes à la clé

Pour attirer l’attention des automobilistes, un marquage au sol en forme de carré indiquera la zone du carrefour à ne pas franchir. Ne pas le respecter sera donc considéré comme une infraction du 3e degré et il vous en coûtera 175 euros.

Et ce n’est pas tout, les caméras intelligentes verbaliseront aussi les conducteurs en contresens. Idem en cas de non-respect des panneaux d’interdiction. Précisons que les camionneurs seront aussi dans l’œil de mire ; s’ils doublent en cas de précipitations, alors que ce n’est pas autorisé, et bien ils recevront une amende du 2e degré d’un montant de 116 euros.

Ces nouvelles mesures seront d’application sur tout le territoire. Une bonne nouvelle pour l’institut Vias, dont l’objectif est d’améliorer la sécurité routière.

Bientôt pour les GSM

A l’avenir, les caméras ANPR pourraient être davantage exploitées. Des tests sont en cours, notamment pour l’utilisation des GSM au volant ou encore le port de la ceinture. Mais les essais ne sont pas encore concluants. En tout cas, les conducteurs sont sous surveillance, les voilà prévenus !

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