Les Britanniques payés pour arriver à l'heure à l'école

RTBF
RTBF - © RTBF

Pour encourager les élèves à continuer les études au delà de seize ans, le gouvernement britannique verse aux plus défavorisés une allocation qui peut atteindre 30 euros par semaine. Mais ils doivent la mériter : s'ils sont en retard au cours, l'allocation est automatiquement supprimée.

Les Egole sont une famille nombreuse : pas moins de six enfants se croisent le matin autour de la table du petit déjeuner. Ony, dix-sept ans, explique : "Je reçois dix euros d'argent de poche de ma mère par semaine. Et si je suis bien a l'heure au collège, le gouvernement me verse 30 euros d''allocation".

Avec six enfants à scolariser, cette subvention n'est pas de trop. Sam Egole, le père d'Ony, explique : "30 euros, cela ne représente pas une grosse somme. Mais si ça aide à payer le transport, c'est utile".

Comme ses camarades, Ony a droit à 15 minutes de retard sur l'ensemble de la semaine. Au delà, elle ne recevra pas un centime. L'enseignante enregistre les heures d'arrivée de chacun. L'information est immédiatement transmise à l'administration. Dans ce quartier défavorisé, 80% des élèves du collège reçoivent une subvention. Et le règlement est strict.

Elizabeth O'Donovan, administratrice, justifie: "Il faut avoir des critères stricts. Ils faut qu'ils aient le sentiment de mériter leur allocation, d'être ici pour apprendre. Nous attendons d'eux qu'ils aillent en cours. S'ils n'y vont pas, pas d'allocation."

Jusqu'ici, Ony a échappé à la sanction. Elle va donc pouvoir améliorer son ordinaire. La collégienne est décidé à aller a l'université. Elle continuera donc même si l'allocation est supprimée. Ce n'est pas le cas de tous ses camarades. Sans cet argent, dit-elle, beaucoup d'entre eux auraient déjà abandonné leurs études.

D'après E. Duval

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK