Les Blancs sont-ils immunisés contre le qualificatif "terroriste" dans les médias?

Charleston, Etats-Unis, le 17 juin 2015. Un homme tire sur les fidèles dans une Eglise fréquentée par des Afro-américains et fait neuf morts. 

Finsbury Park, Royaume-Uni, le 19 juin 2017. Un conducteur lance sa camionnette sur un groupe d'hommes à la sortie d'une mosquée tuant une personne et en blessant une dizaine.

Charlottesville, Etats-Unis, le 12 août 2017. Un homme fonce avec sa voiture dans une manifestation antiraciste

Macerata, Italie, le 3 février. Un homme de 28 ans vide deux chargeurs en pleine rue. Il ne vise que des personnes noires. Le bilan s'élève à 6 blessés.

Toutes ces attaques ont au moins deux points communs: celui d'avoir été motivées par la haine xénophobe et d'avoir été perpétrées par des hommes blancs. Dylann Roof pour Charleston, Darren Osborne pour Finsbury Park, James Alex Fields Jr à Charlottesville
et Luca Traini à Macerata.

On vient d'écrire "attaque" mais on aurait donc dû en fait parler "d'attaque terroriste" dans ces cas-ci. Et c'est bien là qu'on touche à un malaise. Les médias sont régulièrement accusés d'être trop frileux et de ne pas employer le mot "terroriste" lorsqu'il s'agit d'attaques commises par des personnes blanches. Alors qu’ils le seraient moins quand il s’agit d'auteurs musulmans.

Bien que très minoritaire, le terrorisme djihadiste est surreprésenté dans les médias

Et ce n'est sans doute pas seulement qu'une impression sans fondements. En tout cas outre-Atlantique, une étude montre que 81 % des actes terroristes couverts par les médias US sont perpétrés par des musulmans. Ce alors qu'aux États-Unis comme en Europe, les actes terroristes  commis par des non-musulmans restent très très nettement majoritaires (par contre, plus de huit victimes du terrorisme sur dix sont bel et bien musulmanes).  

Mais alors pourquoi ces distorsions dans le traitement médiatique, pourquoi les questions liées aux terrorismes restent-elles si compliquées à traiter dans le monde de l'info? On est allé voir un expert en la matière pour tenter de mieux comprendre.

Il nous a livré une explication en trois points qui permet de saisir les difficultés liées à l'utilisation du qualificatif "terroriste". Et d'expliquer en partie ces distorsions.

Découvrez-les dans le reportage disponible via la vidéo ci-dessus en tête d'article.

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