Les Belges ont-ils limité leurs déplacements pendant le confinement ? Nos données GSM ont parlé

Les Belges ont-ils limité leurs déplacements pendant le confinement ? Quand nos données GSM parlent pour nous
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Les Belges ont-ils limité leurs déplacements pendant le confinement ? Quand nos données GSM parlent pour nous - © GettyImages - d3sign

Rester chez soi, ne sortir que pour effectuer des déplacements essentiels, privilégier le télétravail quand c’est possible… La vie au temps du coronavirus nous impose une sédentarité qui ne colle pas toujours avec nos habitudes.

Mais ces mesures de confinement, prolongée pour l’instant jusqu’au 19 avril, sont-elles bien respectées par la plupart des Belges ? Plutôt oui, si on en juge par ce chiffre : les Belges restent chez eux pendant 79% du temps. Par "chez eux", on entend "dans les limites de leur code postal".

Qui le dit ? Un communiqué du cabinet du ministre Philippe De Backer, en charge de l’Agenda numérique et de la Protection de la Vie privée. Et comment le sait-on ? Grâce à l’analyse des données des opérateurs de télécommunications. En clair, nos téléphones portables émettent des informations sur nos déplacements. Celles-ci sont enregistrées par les opérateurs… qui peuvent ainsi savoir beaucoup de choses sur leurs clients.


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Les données ont été collectées et analysées par la "Taskforce Data Against Corona" qui vise entre autres à cartographier les informations sur la dispersion du coronavirus en Belgique.

"Le mois dernier, la moyenne des déplacements en dehors du code postal a diminué de plus de 54%. Mieux encore, cette semaine, les Belges sont restés pas moins de 79% du temps dans leur zone de domicile", précise le communiqué. Les déplacements de plus de 40 km seraient même devenus rares.

Les données ont été anonymisées, "garantissant la vie privée de chacun", promet-on du côté du fédéral. Aucune adresse, aucun numéro de téléphone ou nom n’est traité. "Le citoyen est entièrement anonymisé et son identité est protégée".

Rassurant a priori… même si, rappelons-le, un média comme le New York Times a montré il y a quelques mois que même des données au départ anonymisées permettaient de remonter à des individus bien précis.

Dans le contexte du coronavirus, l’analyse de données GSM a par ailleurs permis, aux Etats-Unis, d’analyser les déplacements de personnes qui ont séjourné en Floride, là où un foyer de Covid-19 a été détecté.