Les Belges ont des conceptions erronées du sommeil

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Les spécialistes sont souvent confrontés, chez leurs patients, à des conceptions erronées à propos du sommeil, ce qui contribue à l'installation ou au maintien de troubles du sommeil, selon une étude en ligne.

L'enquête a été menée auprès de 910 Belges (39% d'hommes et 61% de femmes) âgés de 10 à 90 ans par la Belgian Association for Sleep Research and Sleep Medicine (BASS) à l'occasion de la Journée internationale du Sommeil, le 21 mars. La BASS souhaitait connaître leur attitude et connaissances à l'égard du sommeil.

Les clichés

Il ressort de l'étude que 61% des participants sont convaincus que huit heures de sommeil sont nécessaires pour être en forme pendant la journée. Cette proportion atteint même 70% chez les personnes qui prennent des somnifères au moins une fois par semaine.

A plus de 70 ans, elles sont également 70% à déclarer avoir besoin de huit heures de sommeil pour bien fonctionner le lendemain. "Ceci constitue probablement une attente irréaliste qui peut engendrer des soucis inutiles chez nombre de personnes âgées", note la BASS dans un communiqué.

Des modifications dans la durée et la qualité du sommeil font partie du vieillissement normal. En vieillissant, la plupart des personnes vont se coucher un peu plus tôt. Ce changement est lié à des modifications des rythmes biologiques. D'autre part, la quantité de sommeil profond diminue, avec pour conséquence un sommeil plus léger et des réveils plus fréquents.

Bon à savoir

Selon des études internationales, il apparaît que 62% des adultes bien portants dorment en moyenne entre 6,5 et 8,5 heures par nuit. Le nombre d'heures de sommeil est une caractéristique propre à chaque individu.

Rester plus longtemps au lit en essayant de dormir plus va conduire à de l'énervement et de la frustration. A long terme, cette attitude peut entraîner ou aggraver des perturbations du sommeil, prévient la BASS.

Plus de 40% des participants sont pourtant persuadés que si l'on a des difficultés pour s'endormir, il faut faire des efforts pour trouver le sommeil. Or, des études internationales recommandent d'attendre de se sentir vraiment somnolent avant de se mettre au lit.

La moitié des personnes interrogées (48%) pensent par ailleurs que si l'on a trop peu dormi une nuit, il faut récupérer le lendemain en faisant une sieste ou en dormant plus la nuit suivante. Cette croyance peut être le point de départ d'habitudes de sommeil contre-productives.

En effet, de nombreuses études montrent clairement que si l'on a moins dormi une nuit, il ne faut pas rattraper tout ce manque de sommeil la nuit suivante. Il suffit de compenser environ un tiers de la dette en sommeil, prévient enfin la BASS.

(Belga)

 

 

 

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