Climat: pour neuf Belges sur dix, notre façon de vivre épuise les ressources de la planète

Notre façon de vivre épuise les ressources de la planète. C’est ce que pensent 9 Belges sur 10 interrogés pour le thermomètre Solidaris. Une enquête révélée aujourd’hui et qui vise à prendre le pouls des préoccupations des Belges par rapport au climat et son impact sur la santé. Ce sont les plus jeunes, les 18-25 ans, qui semblent être les plus concernés et les plus nombreux à citer les impacts négatifs sur la santé du réchauffement climatique. Ces effets sont les vagues de chaleur, les risques de propagations de maladies et d’épidémie par des moustiques ou encore les rayonnements du soleil dangereux pour la peau. Sans compter les pollutions environnementales comme l’air, les ondes, le bruit et les perturbateurs endocriniens qui sont aussi perçus comme toxiques. 8 personnes sur 10 sont fortement angoissées par leur futur à ce propos.

Mal informé ?

C’est ce qu’il ressort de cette étude. Une personne sur deux l’estime concernant les risques d’impacts du changement climatique. Là, ce sont les plus jeunes (un effet de la "génération climat") et les plus âgés (60 ans et plus), plus soucieux de leur santé, qui s’estiment les mieux informés. Un chiffre plus étonnant encore concernant les informations des impacts des pollutions environnementales puisque quatre à six personnes sur dix estiment ne pas l’être du tout.

Vraiment concerné ?

Si 90% des personnes disent avoir été confrontées au cours de ces derniers mois à des messages concernant les différents impacts du changement climatique, cela semble être également une source d’angoisse pour une majorité. Un sentiment plus largement ressenti par ceux qui ont un niveau d’étude plus faible. Et pour la moitié des interrogés, ces messages sont même culpabilisants.

Une urgence d’agir

Les Belges semblent conscients qu’il faut agir de manière urgente. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils changent leurs habitudes et comportements. Pourquoi ? Plus de 80% des interrogés estiment que le responsable, c’est le système global. C’est lui qui est la source des dérèglements climatiques. Il y a donc une "déresponsabilisation" des comportements individuels. Autrement, les citoyens ont l’impression que la conjonction des actions de chacun ne va pas permettre d’améliorer la situation. Ils ont aussi le sentiment qu’il n’existe pas assez d’alternatives.

À qui la faute ?

Les industriels sont en première ligne selon les répondants. Et s’ils n’agissent pas, c’est d’abord parce qu’ils privilégient leurs actionnaires plutôt que l’intérêt général. Mais aussi, à cause de l’absence de lois qui leur imposeraient des contraintes. Ensuite, les responsables politiques sont pointés du doigt. Ils n’agiraient pas parce qu’ils subissent une trop grande influence des lobbies et groupe de pression mais aussi par manque de souci de l’intérêt général.

Cependant, trois individus sur quatre croient encore qu’il est possible de changer les choses à condition de changer radicalement d’orientations. Tout en considérant que c’est donc au système global d’être modifié.

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