Coyote, Waze... Les avertisseurs de radars bientôt interdits ?

Vous utilisez un "coyote", waze" ou une autre application communautaire qui vous informe de où se situent les radars ou encore s’il y a eu des accidents de la route ? Alors vous utilisez des avertisseurs de radars. En Belgique, pour l’heure, ils sont autorisés, "contrairement aux "détecteurs de radars qui sont des appareils qui détectent les ondes émises par les radars pour prévenir les usagers. Non seulement ils sont interdits mais en plus ils sont inefficaces", expliquent Benoit Godart, porte-parole de Vias. Mais ces applications communautaires pourraient-elles être bientôt interdites ?

Déjà 5 pays dans l’Union européenne ont décidé d’interdire coyote et consorts.

Une mesure utile ?

Pour les experts, la réponse est plutôt non. Premièrement, la tendance de la police n’est pas nécessairement de se cacher mais plutôt de communiquer sur les radars qu’ils mettent en place. C’est en tout cas ce qu’explique David Quinaux, porte-parole de la police de Charleroi : " interdire le coyote n’a pas de sens puisque la politique est plutôt de signaler les radars nous-mêmes. Nous les signalons sur nos réseaux et dans la presse. Même si une partie reste secrète".

De plus, pour ceux qui seraient dissimulés, selon l’officier, les nouvelles technologiques permettent de tellement bien cacher les radars, "dans des poubelles, par exemple", qu’ils seraient indétectables pour les applications communautaires telles que coyote.

Pour le ministre de la mobilité, François Bellot, "il semble important d'analyser l'efficacité de cette mesure. Car avec les réseaux sociaux je doute que l'interdiction de dispositifs empêchent de signaler les contrôles". Et d'ajouter, " il reviendra à mon successeur d'éventuellement adapter la loi en faisant une balance entre les avantages (signalement de danger, faire ralentir les gens" et les inconvénients (signalement de radars ou de contrôle".

L’utilisation de ces appareils conduit à rouler plus vite ?

Pour Benoit Godart, en revanche, "on peut se poser la question du bien-fondé de ces appareils car à partir du moment où le conducteur pense qu’il n’a aucun risque de se faire flasher, il aura la tentation de rouler plus vite. C’est humain". D’autant que selon deux études, explique-t-il, "les conducteurs qui possèdent ce type d’appareil sont plus nombreux à être verbalisés que les autres": il serait 22% contre 14% à avoir reçu au moins une contravention au cours de l’année écoulée.

Mais pour les utilisateurs, ces petits appareils sont très utiles, ils permettent d’éviter "de petits procès inutiles". C’est ce qu’explique Florian Massin, un utilisateur : "Je l’utilise tous les jours dès que je mets mon véhicule en route. Cela me sert à éviter certains procès ridicules. Je ne suis pas quelqu’un qui conduit vite mais pour certains petits excès de vitesse, ça peut coûter très cher." Alors forcément si la mesure d’interdiction devait être adoptée "ce serait une contrainte, ça nous conduirait à devoir faire plus attention. Dans certains endroits, je serais obligé d’adapter ma vitesse".

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