Les autotests peu utiles chez les asymptomatiques selon Test Achats

Jeudi dernier, la Chambre a approuvé en séance plénière une proposition de loi relative aux tests antigéniques et à l’autotesting. Ainsi, ces tests à réaliser soi-même seront en vente libre en pharmacie dès ce mardi 6 avril.

Si cela est vu comme une bonne nouvelle du côté des autorités dans le cadre de la stratégie de testing, l’association Test Achats est quant à elle plus réticente.

L’organisation des consommateurs tient en effet à alerter le grand public au travers d’un communiqué car, selon elle, "les autotests ne sont pas le remède miracle espéré !"

Une stratégie de testing 2.0

Ces autotests permettront à tout un chacun de réaliser un dépistage au SARS-CoV-2. Un bon moyen pour démultiplier le nombre de tests réalisés chaque jour en Belgique. Attention toutefois que ces derniers sont un peu moins efficaces que les traditionnels tests PCR.

Test Achats aurait de son côté voulu plus d’études sur ces tests. "Il existe encore peu de preuves scientifiques démontrant l’utilité des autotests comme outils de dépistage de l’infection chez les personnes qui ne présentent pas de symptômes de la maladie. Nous regrettons dès lors que cette 'stratégie de testing 2.0' n’ait pas d’abord été évaluée dans le cadre de projets pilotes dans notre pays avant de l’organiser à grande échelle. Elle demande donc au gouvernement de suivre et d’évaluer scrupuleusement l’impact concret de cette stratégie et de mettre les résultats à la disposition du public afin de permettre un débat plus large sur leur efficacité".

Julie Frère, porte-parole de l’organisation, réclame également plus de clarté de la part de l’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé. "Nous demandons la publication des données scientifiques soumises par les firmes pour l’approbation d’un autotest et leur évaluation par l’AFMPS : la transparence est nécessaire pour que les prestataires de soins et les citoyens puissent évaluer au mieux les avantages et inconvénients des autotests".

On risque potentiellement d’obtenir le résultat inverse à celui espéré et d’avoir plus de contaminations.

 

Autre problème lié à cette efficacité moindre, la peur que le public interprète mal les résultats.

"Le test ne donne un résultat positif que pour les personnes qui excrètent beaucoup de particules virales, et ne détecte donc pas les personnes nouvellement infectées" explique Julie Frère, "si le consommateur ne fait pas le test correctement, le résultat peut également être négatif. C’est pourquoi même un résultat négatif n’exempte pas les consommateurs du respect des mesures, telles que le respect de la distanciation sociale et le port d’un masque. C’est un message qui n’est pas facile à saisir, et qui risque donc de créer un faux sentiment de sécurité. Résultat ? On risque potentiellement d’obtenir le résultat inverse à celui espéré et d’avoir plus de contaminations" craint-elle.

Test Achats demande également aux autorités une campagne d’information sur cette initiative ainsi que l’imposition d’un prix maximum.

Archives du 29/03/2021 - Autotests : disponibles en pharmacie dès le 6 avril

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