Les autoroutes belges de moins en moins éclairées la nuit

C'est le centre Perex qui gère l'éclairage des autoroutes wallonnes. L'extinction se fait automatiquement entre 0h30 et 5h30, sauf pour les entrées et sorties, les échangeurs et les endroits à risques qui demeurent allumés en permanence. C’est dans ce centre qu’un opérateur peut éteindre ou allumer l’éclairage de l’autoroute à la demande, jour et nuit et section par section.

Caroline Pourtois, directrice du centre Perex explique  qu’ "en cas de travaux routiers, d’accident ou d’incident, nous allumons pour que les services d’intervention puissent travailler dans des conditions optimales. Nous allumons aussi les autoroutes en période hivernale. La carte de la région reprend la totalité de nos cabines d’alimentation à partir desquelles nous pouvons commander l’allumage ou l’extinction d’une zone ".

Une fausse impression d’éclairage constant

Fabian Namur, porte-parole de la société en charge des autoroutes wallonnes, explique que la Sofico "maintient éclairés les endroits accidentogènes, les échangeurs et les aires routières. Parce que cela implique un changement pour l’automobiliste."

C’est ce qui explique que les automobilistes pensent que nos autoroutes restent éclairées constamment. Ils passent en réalité de sections éclairées à d'autres qui ne le sont pas. Pour Benoît Godard, porte-parole de l'institut belge pour la sécurité routière cela ne pose aucun problème en matière de sécurité: "Le fait de passer d’une section éclairée à une autre peut rompre la monotonie du trajet et peut même être bénéfique pour la sécurité routière."

Et cette extinction, même partielle, permet de faire de belles économies: deux millions et demi d'euros par an selon les calculs de la Région wallonne.

Benjamin Carlier

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