Les auberges de jeunesse, une façon de se loger de plus en plus populaire en Belgique francophone

"En 2019, l’auberge de jeunesse, c’est un hébergement pour tout le monde. C’est un hébergement pour les personnes qui voyagent individuellement ou en famille, mais aussi pour les groupes". Ces paroles sont celles du Président de l’ASBL "Les auberges de jeunesse", Jean-Philippe Cuvelier. En Belgique francophone, ce type de logement ouvert à tous et connu aussi pour son faible prix, connaît un succès croissant. La plus grande auberge de jeunesse de Wallonie se trouve à Liège. Il s’agit de l’Auberge "Georges Simenon". Celle-ci vient d’être entièrement rénovée et agrandie. Car, oui, il a bien fallu répondre à l’augmentation des demandes de réservation. La capacité d’accueil est donc passée de 215 à 323 lits aujourd’hui. Les travaux ont duré un peu plus de 2 ans et coûté 7 millions d’euros au total.

Aux 4 coins de la Wallonie, le succès est au rendez-vous

A Charleroi aussi, la formule de l’auberge de jeunesse séduit touristes et étudiants. L’auberge de jeunesse carolo a ouvert ses portes en 2018, et déjà des centaines de nuitées sont réservées chaque semaine. Pour certains visiteurs, résider dans une auberge de jeunesse est idéal pour découvrir la ville. Et c’est ce qui plaît comme l’expliquent ces 3 Italiens, en Belgique, pour suivre une formation de quelques jours. " C’est très moderne. Elle offre de très bons services avec un bar, une table de ping-pong et on peut rencontrer d’autres personnes en jouant. C’est très enrichissant", explique Federico, l’un des 3 étudiants originaires d’Italie. Son amie ajoute : "Si tu ne connais pas la ville, tu pourras peut-être rencontrer quelqu’un qui te donnera quelques conseils et des lieux où aller, le prix des transports et des informations sur l’endroit où tu te trouves. C’est très enrichissant de rencontrer des gens."

A Namur, enfin, cela fait 30 ans que Brigitte Quevrin accueille les visiteurs dans son auberge. Et en 30 ans, elle a remarqué quelques changements chez les personnes qui choisissent de loger dans une auberge de jeunesse. "Quand j’ai commencé à travailler dans les années 90, il y avait beaucoup plus de personnes seules venant d’autres continents et pays étrangers : Amérique, Australie, Canada, Afrique du Sud. Nous avions 80% d’individuels et 20% de groupes. Aujourd’hui, ça s’est inversé", se souvient-elle. A 26 euros la nuit avec petit-déjeuner, c’est une excellente alternative pour nombre de voyageurs. Pour Christian, qui traverse l’Europe à vélo, c’est, en tout cas, une aubaine, peu importe l’âge. " Dès que j’ai besoin de me pauser un peu et d’avoir un confort plus important, c’est une situation tout à fait possible. Alors l’appellation jeunesse n’est plus vraiment adaptée à mon âge, mais ça marche quand même", affirme-t-il.

Que ce soit pour le prix, la qualité du logement ou les rencontres que l’on peut y faire, les auberges de jeunesse semblent, en tout cas, avoir encore quelques belles années de succès devant elles.

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, la Belgique francophone compte 10 auberges de jeunesse. Celles-ci représentent quelque 210.000 nuitées par an. Et avec le temps, les auberges de jeunesse ont bien évolué.

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