Les applications de rencontre cartonnent à l'heure du covid !

Pas facile d’avoir 20 ans en 2020… Encore moins quand on cherche l’amour. Pourtant les applications et sites de rencontre enregistreraient de plus en plus d’inscrits !

Alors ? Est-ce que des couples se sont formés pendant les confinements ? Ou est-ce que la déprime s’est emparée de tous les célibataires en recherche de l’âme sœur ?

Plus de séparations que de rencontres

Sarah Denis est sexologue et psychologue en région liégeoise. Tous les jours, elle est amenée à rencontrer des couples en questionnement : " La quantité s’est décuplée. En confinement on n’a pas grand-chose à faire de plus que de se regarder dans le blanc des yeux. Pas d’activités, pas de diversion et pas de fuite. On redécouvre un peu ses propres points d’intérêt et on prend le temps de se (re) découvrir… C’est dans ces cas-là que certains couples se rendent finalement compte qu’ils ne sont pas ou plus faits l’un pour l’autre. Et la finalité de ça, c’est que les séparations sont de plus en plus fréquentes. "

Pas de baby-boom du confinement à prévoir selon elle non plus : " C’est une période morose pour tout le monde, l’histoire nous a déjà appris qu’en temps de crise, on est moins enclins à faire des enfants. "

Constat plus négatif qu’autre chose… N’y a-t-il donc plus aucun espoir pour l’amour en 2021 ?

Des applications qui rencontrent plus de clients

Chez nos voisins d’outre-Quiévrain, une étude Ifop démontre que 31% des Français étaient inscrits sur un site de rencontre en octobre 2020 contre 26% en octobre 2018. Comment expliquer cette augmentation ? Facile : il n’y a pas d’autre choix.

Je suis un très bel exemple de cet effet " raconte Sarah Denis " J’ai rencontré mon compagnon actuel grâce à une application pendant le 1er confinement. " Un tableau pas si noir que ça finalement et son cas n'est pas isolé. L’amour parvient à se faufiller partout, même en temps de crise. Mais ce qui change, ce sont nos dépenses.

Combien coûte un premier rendez-vous ?

D’après un site de rencontre britannique, on débourse en moyenne 167€ pour un premier RDV. Mais où part tout cet argent ? De façon diverse : dans les activités : cinéma, bar, restaurant, places de concerts, etc. Mais aussi dans " l’avant rencard " : coiffeur, vêtements, parfum, etc. Ajoutez à ça un petit cadeau : bouquet de fleurs ou chocolat (pour les plus traditionnels) et la facture monte vite.

Tout étant fermé sauf les commerces, le budget de nos tourtereaux se déplace et ils sont plus enclins à dépenser de l’argent pour des formules payantes de site ou applis de rencontre. Et là le prix varie de 3 à 50 euros par mois en fonction de la plateforme ou du type d’abonnement qu’on choisit.

Le gros avantage qu’on peut trouver avec la formule payante, c’était la fin de la limitation du nombre de profils proposé par les applis, mais aussi et surtout la géolocalisation. Savoir que quelqu’un se trouvait à quelques encablures de chez soi rendait la rencontre plus simple et plus rassurante dans la perspective d’un confinement " confie notre psychologue.

Et pour le budget restant, on dépense simplement notre argent ailleurs : on fait à manger soi-même ou on commande par exemple, mais surtout, on va directement griller les étapes…

Les love/sex-shop en bonne santé

Il suffit de rester une petite heure dans le Love Shop liégeois d’Estelle Courtois pour se rendre compte que la clientèle ne vient pas à manquer. Les couples, comme les célibataires défilent en nombre. Ces derniers se manifestent d’ailleurs un peu plus qu’avant : " On vend beaucoup plus d’objets pour la masturbation masculine " comme un témoin qu’il est tout de même plus compliqué de trouver l’âme sœur. " On vend aussi plus d’objets connectés, on sent bien que des personnes ne parviennent pas à se voir et cherchent des solutions pour tout de même partager des moments intimes. "

SI les rencontres se font quasiment toutes en ligne aujourd’hui, il est clair qu’internet contribue largement à la continuité des relations de couple. Et pas seulement, le commerce aussi se déplace pour Estelle : " La différence majeure c’est surtout qu’on vend bien plus en ligne qu’auparavant. Mis à part la masturbation masculine et les objets connectés, les produits et objets que l’on vend en quantité restent plus ou moins les mêmes. "

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK