Les allergies reviennent-elles anormalement tôt ?

La saison des antihistaminiques, mouchoirs et sprays pour le nez a repris. Si vous êtes allergiques au pollen, la douceur de ce mois de février n’a sans doute rien arrangé, mais n’est-il pas trop tôt ?

Nez qui coule, yeux qui chatouillent, mouchoirs à profusion… les températures observées ces derniers jours favorisent les pics de pollen d’Aulne et de Noisetier. Un phénomène tout à fait normal selon Olivier Michel, allergologue à l’hôpital Brugmann et professeur à l’ULB : « Dans notre pays, la pollinisation des arbres démarre la deuxième quinzaine de janvier. Nous sommes mi-février, il est normal d’avoir des pollens, et par beau temps, des concentrations importantes », constate-t-il.

Le Réseau de Surveillance Aérobiologique Belge mis en place par Sciensano (et recommandé par l’IRM) enregistrait d’ailleurs des concentrations supérieures l’année dernière à la même période. Un compte Twitter relate les pics de pollen en temps réels. Ces derniers seront notamment plus nombreux dès le mois de mai, avec l’arrivée des graminées.

Un handicap plus ou moins grave selon les cas

Avec une météo plus clémente, les symptômes des personnes allergiques semblent revenir plus tôt que prévu. Mais cela risque de poser problème selon les cas : « Ces symptômes démarrent généralement par une inflammation du nez, des éternuements, de l’obstruction ou des écoulements du nez, mais aussi des chatouillements des yeux, ce qui est parfois très handicapant car ils peuvent rendre la vision difficile. Il y a aussi pour certains patients de l’asthme, c’est-à-dire de l’oppression ou du sifflement respiratoire. »

Pour éviter une telle situation, il n’existe pas de remède miracle. Antihistaminiques, sprays et gouttes pour les yeux seront vos meilleurs amis. « Le traitement fondamental en allergologie, c’est la désensibilisation, assure le docteur. Ce sont des traitements longs mais fastidieux. »

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