Les actionnaires belges gardent confiance dans la bourse

A gauche, le graphique du Dow Jones depuis le début de la semaine, à droite celui de l'année dernière.
A gauche, le graphique du Dow Jones depuis le début de la semaine, à droite celui de l'année dernière. - © Tous droits réservés

Avec des pertes légèrement supérieures à 4% ces lundi et jeudi, l'indice Dow Jones a rendu fébriles, dès le lendemain, les bourses asiatiques et européennes. Toutefois, les Européennes ont limité la casse. Le Dow Jones reste une référence mondiale, mais pas au point d'en prendre la pleine dimension. Dans les sociétés de bourse et chez les conseillers bancaires ce vendredi, pas d'effervescence, d'ordres et de contre-ordres d'achats et de vente...Un peu plus d'appels téléphoniques peut-être, pour solliciter un avis que le client attentif à ses placements subodore déjà: "en conseil d'investissements, nous avons une clientèle qui est plutôt défensive, elle a une vision moyen et long terme, commente Philippe Delande, de la société de bourse Delande. "Ce type de clients sait très bien que les marchés boursiers fluctuent. Nous les avons prévenus depuis plusieurs mois qu'il y aurait certaines faiblesses, par la prise de bénéfices.

Cette fois, la pression sur les taux d'intérêt a précipité ces ventes bénéficiaires. "On revient à une situation saine, normale. Il faut regarder les fondamentaux, les résultats des entreprises, les dividendes, les perspectives, tout reste bon. Et c'est cela qui a encouragé l'ensemble de notre clientèle à rester sur ses positions respectives. Et personne ne nous demande de changer quoi que ce soit dans son profil d'investisseur."

Une préférence pour l'Europe

Victimes d'une surchauffe depuis quelques mois (plus 25% l'année passée pour le Dow Jones), les marchés américains ont brûlé des cartouches...que les Européens gardaient précieusement: "pour les prochaines années, nous avons d'excellents secteurs en développement, comme des sociétés pharmaceutiques et autres. Ici, en Europe, nous sommes à la pointe de certains secteurs. Nous, nous sommes plutôt neutres sur les Etats-Unis, analyse Olivier Fumière, du département stratégie et investissement de Belfius. "Nous préférons l'Europe qui est à un stade moins avancé au niveau du cycle économique."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK