Le wifi partagé c'est bien, mais il faut être prudent

Le wifi partagé c'est bien, mais il faut se protéger
Le wifi partagé c'est bien, mais il faut se protéger - © rtbf

La plupart des opérateurs internet offrent la possibilité à leurs clients de surfer partout grâce à leur connexion et à celles des autres abonnés. Mais attention, certaines failles ne sont pas à exclure en matière de sécurité.

Se connecter au wifi n'importe où et n'importe quand, c'était déjà possible pour les clients Belgacom et ça l’est désormais aussi pour ceux de VOO. Le responsable de la communication, Patrick Blocry explique le principe : "les clients ont accès à leur connexion à la maison, mais les autres clients Voo qui passent à proximité de ce modem ont désormais aussi la possibilité de se connecter de façon publique". Selon lui, la manœuvre est sécurisée à 100%, c'est-à-dire que "personne ne peut en aucun cas avoir accès aux informations de la personne qui habite la maison dont c’est la connexion".

Ce système de partage de réseau est entièrement gratuit, ce qui ravit certains passants en rue : "je peux consulter mes horaires de bus ou encore me connecter à Facebook, c’est super chouette", témoigne une passante.

Prudence

Il faut cependant être prudent car dans ce cas, les données personnelles sont plus exposées que dans une connexion privée. Olivier Bogaert, inspecteur à la Computer Crime Unit, met en garde : "toutes les personnes qui sont connectées à ce même point d’accès le sont "en clair". Et si leurs données sont mal sécurisées, elles sont visibles. Dans ce cas, on peut imaginer qu’elles peuvent être récupérées par quelqu’un mal intentionné".

A éviter, à conseiller

Avec ce type de connexion publique, il faut éviter par exemple les opérations bancaires. Depuis la mise en service de ce wifi partagé il y a un an, des problèmes ont été signalés. "J’ai connaissance de dossiers où des points wifi ouverts ont été utilisés pour introduire par exemple de fausses informations sur des réseaux sociaux en vue de nuire à la personne visée", raconte l’inspecteur Bogaert. Ce type de malfaiteurs qui se croient protégés par l'anonymat des ondes publiques sont néanmoins identifiables dans certains cas.

Il n’empêche, pour éviter les problèmes et surfer en toute sécurité où on le désire, il vaut mieux crypter ses ordinateurs, tablettes et autres Smartphones, et les équiper des meilleurs pare-feu ou antivirus.

I.L. avec J. Katz

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