Le vélo électrique: le sport et la santé sans s'épuiser

Le vélo électrique : ça marche ! En Belgique, les ventes ont augmenté de 250%. Désormais, un vélo sur huit est équipé d'une assistance électrique et cela ne fait que progresser. Pour expliquer le phénomène, il faut d’abord chercher du côté de l'engouement grandissant des Belges pour le sport et particulièrement pour le vélo.

Pour les loisirs et même pour aller travailler, ils utilisent de plus en plus la bicyclette. Les clubs cyclotouristes fleurissent un peu partout et les bois se peuplent de milliers de VTTistes tous les dimanches, même par mauvais temps. Bref le vélo, c’est tendance. Mais tout le monde n’a pas les jambes ou le cœur d’Eddy Merckx et beaucoup se tournent vers le vélo à assistance électrique pour continuer à pédaler tranquillement ou pour suivre les copains, sans passer par la voiture balais.

L’électrique : ça coûte…

Gabriel Di Pietro le constate tous les jours, de nombreuses personnes poussent la porte de son magasin de cycles pour acheter un vélo électrique. "Ce sont souvent des personnes qui ont dans la soixantaine et qui veulent soit se lancer dans la pratique, soit pouvoir continuer à rouler avec leurs amis ou leurs enfants. Elles sont prêtes à y mettre un beau budget et généralement, elles ne regrettent pas l’investissement."

Et c’est vrai qu’un vélo électrique peut coûter trois fois plus cher qu’un vélo traditionnel de qualité équivalente. "On en trouve de convenables à partir de 1500 euros", indique Gabriel Di Pietro. "Mais ça peut coûter aussi beaucoup plus cher. Ça dépend de ce qu’on veut en faire. Nous avons par exemple de plus en plus de VTT. Avec un moteur, ça donne des résultats étonnants. Et là il faut compter à partir de 2500 euros. Mais il y aussi des vélos exceptionnels, comme ce vélo aux pneus énormes, comme les 4X4, qui permettent de rouler dans la neige ou sur le sable. Et puis il y aussi les modèles dessinés pour que le moteur soit quasiment invisible, voire même carrément indécelable. Rouler électrique, pour les sportifs endurcis, ça fait encore un peu mauvais genre… "

Et l’autonomie ?

Là aussi, il y en a pour toutes les bourses et tous les goûts. La plupart des batteries permettent de rouler entre 80 et 100 km. A condition que le cycliste participe à l’effort… Et là aussi, les progrès techniques permettent d’augurer des performances largement suffisantes pour les cyclistes du dimanche et les sportifs plus accomplis. A condition toutefois de conserver sa batterie au chaud. "Il faut la mettre dans un local où la température oscille entre 15 et 25 degré si on veut l’utiliser au maximum. Une batterie normale, bien soignée et rechargée régulièrement peut tenir jusqu’à 5 ans" explique Gabriel Di Pietro.

En tous cas, ceux qui l’adoptent en sont ravis. Comme Nadine. Pour elle, à 70 ans passés, le vélo électrique, c'est un bonheur. "J’ai hésité longtemps mais une fois que je me suis lancée, quel plaisir. Une véritable renaissance. Moi qui ait toujours fait du sport avec mon mari ou mes enfants, je n’arrivais plus à les suivre dans les montées. Et il y en a pas mal à Sirault où je vis. Depuis que j’ai ce vélo électrique, je roule à nouveau tous les weekends avec mon mari et ses amis et j’arrive même à les dépasser dans les côtes… Même si ça les fait râler, quel bonheur…"

Et l’assurance ?

"Côté assurance pas de problèmes particuliers" affirme Wauthier Robijn, porte-parole d’Assurallia, la fédération des assureurs. Le coût de l’assurance varie selon que le vélo est équipé d'une assistance électrique : une simple assurance familiale suffit alors. Par contre, s''il s'agit d'un vélo qui ne demande aucun pédalage, il est alors assimilé à un cyclomoteur avec une assurance adaptée.

Le vélo est aujourd’hui en plein essor, surtout dans les grandes villes où la circulation en voiture est devenue infernale. L’assistance électrique le rend encore vraiment accessible à tous.

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