Le variant britannique explique la hausse des contaminations, "il représentera 70% des infections à la mi-mars", estime Yves Coppieters

Suite à l'évolution de l'épidémie des derniers jours, où le nombre de cas et les hospitalisations tendent à augmenter, le comité de concertation a décidé de reporter d'une semaine une majorité de ses décisions. Comment expliquer cette hausse ? Il faut clairement y voir une influence du variant britannique, assure l'épidémiologiste Yves Coppieters.

Parmi les personnes positives au coronavirus, "apparemment 50% d'entre elles sont porteuses du variant britannique. Comme c'est un variant contaminant, donc ces personnes vont contaminer plus rapidement autour d'elle. Alors si on applique bien les gestes barrières, on est protégé, mais dans les bulles familiales ou les milieux professionnels, on peut contaminer ou être contaminés plus facilement."

"Ce variant est en train d'écrire une nouvelle phase épidémique : le variant de base diminue alors que le britannique continue d'augmenter (proportionnellement, ndlr). On estime qu'à la mi-mars, il représentera 70% des infections. Donc on voit que ça pose un problème, si on relâche, on lui donnera l'occasion de se disséminer." Et de rappeler que les trois vaccins actuellement en Belgique (Pfizer, Moderna et AstraZeneca) sont efficaces contre ce variant britannique.

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