Le typhon va-t-il accélérer les décisions sur le climat? Relisez le chat

"Les prochaines générations vont devoir mener une bataille immense", a continué Christiana Figueres, s'adressant à plus de 190 pays réunis à Varsovie pour donner un nouvel élan à la lutte contre le changement climatique, et poser les bases de l'accord prévu en 2015.

Le typhon dévastateur qui a frappé les Philippines est dans tout les esprits alors que les discussions se poursuivent en Pologne. Le climatologue et vice-président du GIEC (Groupe d'Experts intergouvernemental sur l'Evolution du Climat) Jean-Pascal van Ypersele, affirme depuis Varsovie "que tout le monde a été personnellement marqué". Selon lui, "la question des dégâts des changements climatiques (même si on ne peut attribuer Haiyan univoquement à ces changements) ne pourra plus être oubliée".

"C'est d'une hausse des ambitions dont on aurait besoin"

Mais ce drame peut-il réellement donner le ton à des dirigeants qui peinent à accorder leur violon sur les solutions à apporter au réchauffement de la planète? Varsovie ne se présente pour l'instant que comme le lancement de deux années de négociations qui doivent déboucher, à Paris en 2015, à un accord global et légalement contraignant de réduction de gaz à effet de serre qui entrerait en vigueur à partir de 2020.

Ce prochain accord devrait concerner également les Etats-Unis - qui n'ont jamais ratifié le protocole de Kyoto -, et les grands pays émergents dont la Chine, premier pollueur au monde. Les discussions s'annoncent très tendues.

Les pays parviendront-ils à se défaire de leurs exigences au profit d'un accord ambitieux? "Avec le cyclone, on passe des grand-messes internationales aux milliers de victimes", écrivait Nicolas Willems, journaliste RTBF, dans sa dernière chronique. Où en sont les discussions?

"Face au défi devant lequel se trouve l'humanité, c'est d'une hausse des ambitions dont on aurait besoin, de la part d'un maximum de pays", a expliqué Jean-Pascal van Ypersele aux internautes.

Le climatologue est persuadé qu'un changement dans "la dynamique des négociations" finira par arriver, même s'"il reste encore plus d'une semaine de négociations" et qu'il est donc "trop tôt pour conclure". Il explique ainsi que "plus le temps passe, plus tout le monde comprend que nous sommes sur le même bateau, et qu'il n'y en a pas de rechange".

"Il est important pour avancer qu'un maximum de pays et d'acteurs puissent aussi trouver des avantages à plus court terme aux politiques climatiques (pollution de l'air, des eaux et des sols réduite, création d'emplois pour améliorer les bâtiments, diminution des budgets consacrés à acheter des ressources non-renouvelables...)", a-t-il ajouté.

Le climatologue et vice-président du GIEC répondait à vos questions dans notre chat de midi ce vendredi, en direct depuis Varsovie.

Vous pouvez le relire dans son intégralité ci-dessous.

RTBF

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