"Le surréalisme, on l'a ou on ne l'aura jamais"

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Ce principe, c'est Georgette Magritte qui l'affirme haut et clair en 1982, alors que le Palais des Beaux-arts de Bruxelles accueille une rétrospective sur René Magritte et le surréalisme. Le surréalisme est un état d'esprit, qui ne s'apprend pas.

D'ailleurs à la question de Jacques Goossens,  "le surréalisme est-il une esthétique ?", Magritte répond catégoriquement: "le surréalisme n'est pas une école littéraire, ni une école d'art.".

Sans chercher à définir proprement le surréalisme, l'artiste préfère la métaphore: "le surréalisme n'est pas plus une réaction contre l'art bourgeois que par exemple, un incendie n'est une réaction à une saucière ".

Et pourtant les relations de René Magritte avec les surréalistes français ont fini aigrement. Mais quelle est l'origine de la brouille avec André Breton ?

Georgette Magritte a vécu l'incident et le raconte en toute simplicité. Le malentendu a commencé un soir, dans un taxi avec Paul Eluard, qui s'en est pris à la petite croix familiale qu'elle portait au cou.

En 1982, tout différend est oublié entre surréalisme belge et français : reste cet état d'esprit cher à Georgette, et que définit énergiquement Louis Scutenaire, surréaliste engagé jusqu'au bout.

(F. Brumagne)

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