Les crémations ont augmenté de 48% en 10 ans: près de 6 Belges sur 10 se font incinérer

Depuis 2012, le recours à la crémation l'emporte sur la simple inhumation chez nous. Une tendance qui se confirme en fait d'année en année.

6 Belges sur 10 choisissent aujourd'hui la crémation

En chiffres absolus 3275 incinérations en 1977, 15.160 en 1987, 20.873 en 1990, 42.020 en 2004, 50.827 en 2010, 58.871 en 2013, 63.449 en 2015, 64.319 en 2017.

En pourcentages: 32% en 1999, 42% en 2005, 50% en 2012. Ceci alors qu'en 2017, sur les 109.629 décès enregistrés, 59% des défunts ont été incinérés: quasi 6 Belges sur 10. En 10 ans, c'est une hausse de 48%.

Avec une importante disparité entre les 3 Régions du pays. En Flandre, le taux de crémation est de 70% contre 60% à Bruxelles et 44% en Wallonie. Là aussi quelques chiffres (absolus) : le nombre reste stable en Flandre (42.363 en 2017), il diminue quelque peu à Bruxelles (autour de 5000) alors qu'il augmente en Wallonie (16.862 incinérations en 2017).

Un seul crématorium à Bruxelles: c'est devenu trop peu

Globalement le sud du pays s'étant mis, si l'on ose dire, plus tardivement à cette pratique. En 2010, il n'y avait que 3 crématoriums en Wallonie contre 8 aujourd'hui : Gilly-Charleroi, Ciney, Haine-Saint-Paul, Liège, Mons, Frasnes-lez-Anvaing, Court-Saint-Etienne, Welkenraedt - en attendant bientôt Neufchâteau. 10 sites existent côté flamand : Alost, Anvers, Bruges, Courtrai, Gand, Hasselt, Louvain-Hoolsbeek, Saint-Nicolas, Turnhout et Vilvorde.

Le point noir c'est pour Bruxelles, avec un seul site existant aujourd'hui à Uccle, tandis qu'un projet existe à Evere. Ouverture prévue en 2020 pour un crématorium bruxellois devenu bien nécessaire avec la congestion du trafic dans la ville, le recours plus fréquent des Bruxellois à l'incinération et la saturation parfois du site ucclois.

Question de prix?

Pas forcément. Le plus souvent c'est avant tout la réponse à une série de problèmes pratiques. L'avantage de la crémation est qu'elle ne demande aucun entretien.

Dans 51% des cas en effet, parmi les différentes pratiques possibles (inhumation de l'urne dans une concession existante, placement dans un colombarium, reprise à domicile...), c'est la dispersion des cendres qui devient la plus courante : 51% des cas selon les chiffres de Néomansio et de Funebra.

Autre explication, la crémation, c'est aujourd'hui un choix personnel ou familial très assumé. Ajoutez à cela : le manque de places dans les cimetières, l'éclatement des familles, la diversification globale des usages et cérémonies... Et non, la crémation ne coûte pas moins cher qu'une inhumation classique.

Comptez +/- 500 euros pour le coût de la seule crémation certes, mais auxquels il faut ajouter tous les frais et les services funéraires. Ca peut montrer très très vite. Un prix qui varie fortement d'une région à l'autre, en fonction de ces frais mais aussi des taxes communales. Taxe de dispersion notamment...

Test-Achats déclarait, il y a quelques jours, que côté disparité régionale toujours, en Flandre, la crémation se révèle à peine moins chère que des obsèques "classiques" (5.200 euros contre 5.400 euros), tandis que la différence est nettement plus marquée en Wallonie (4.100 euros contre 5.100 euros).

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