Le smartphone est l'allié d'une nouvelle génération de vélos électriques

Présenté en grandes pompes, un nouveau vélo urbain à assistance électrique (le cowboy) nécessite une clé de contact originale pour ce type de véhicule.

Seul un smartphone permet son déverrouillage. "Il n'y a aucun bouton sur ce vélo, précise Tanguy Goretti, co-fondateur de la start-up. "Si quelqu'un essaie d'allumer votre vélo, il en sera incapable.

Les particularités de la carte-mère que la société a développée ? "Outre la connexion de votre vélo à ce téléphone que vous allez fixer au milieu du guidon, vous serez liés à internet. Vous disposerez de toutes les statistiques de vos différents trajets, vous recevrez les mises à jour des  fonctionnalités que nous aurons développées. Et ce qui est loin d'être anodin : en cas de vol, vous pourrez traquer votre vélo grâce au GPS intégré à l'application."

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Ni chaîne ni dérailleur

Ce qui frappe devant cette nouvelle génération de vélos à assistance électrique ? Son prix (1790 euros, pour 2500 minimum estimés pour un véhicule de qualité), son poids (seize kilos), l'absence de chaîne et son pignon fixe. "Le prix ? Sans nuire à la qualité, nous avons développé notre propre système d'électrification. Nous avons mis au point une carte électronique qui relie le moteur, la batterie, les capteurs, les phares...Nous pouvons produire moins cher tout en contrôlant le design et la technologie. Et puis, au lieu de passer par les distributeurs et commerçants classiques, nous le proposons directement et uniquement sur internet."

Un pignon fixe comme dans les années trente ? "Nous croyons fortement que le kit moteur-batterie-capteur sera aussi efficace qu'un dérailleur. Ce qui réduit d'ailleurs le besoin d'entretien. Pas de chaîne, mais une courroie en carbone ? "Ici, pas d'huile, pas d'entretien, ça tient plus longtemps et ça ne salit pas le pantalon ou la robe."

Pour le service après vente ? "Si vous avez un problème avec une pièce de vélo classique, sous garantie, nous remboursons la facture de la réparation réalisée dans un magasin classique. Si c'est un problème plus spécifique à une pièce de notre modèle, nous enverrons l'un de nos collaborateurs chez le propriétaire du vélo."

Une collaboration internationale

Au lancement du projet, il y a un et demi, les fondateurs et dirigeants de cette start-up n'avaient aucune expérience de fabrication de bicyclette ou en matière électronique : "Mais nous en avions en software, en applications. Et nous nous sommes vite rendu compte que si nous pouvions ajouter de la valeur dans cette industrie, c'était à travers le design et la technologie, commente Adrien Roose, co-fondateur de la société.

"Une commerciale dans une usine de vélos a résumé notre projet en disant que nous allions concevoir un ordinateur sur roues. Nous avons travaillé avec un studio de design industriel suédois et main dans la main avec des fabricants de longue date, Taïwan pour des pièces, la Pologne pour l'assemblage."

Une autonomie de 50 km...

L'autonomie annoncée est de cinquante kilomètres, batterie centrale. Sous réserve de les tester eux-mêmes, des commerçants aguerris, sur la base des photos et de la description du constructeur, émettent quelques réserves. Faute d'assistance électrique soudaine, l'absence de changement de vitesse pénaliserait l'usager dans une ville au relief relativement accidenté comme Bruxelles.

Clin d'oeil aux jeunes

Ce type de vélo s'adresse autant, sinon davantage, à la jeune génération qu'à l'ancienne, sachant qu'à l'heure actuelle neuf propriétaires sur dix de vélos électriques ont plus de cinquante ans.

L'année passée, le marché belge du vélo a gagné 2%, impulsion en grande partie donnée par la vente de vélos électriques, 218.000 sur les 485.000 unités écoulées.

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Son principal concurrent ? "Ce n'est pas forcément le scooter, selon Sébastien Imberechts, vendeur de motos, scooters et vélos électriques à Chaumont-Gistoux, dans le Brabant wallon."Il est généralement utilisé pour des plus longues distances, au-delà de dix kilomètres, que le vélo électrique." Six mille scooters ont été vendus l'année dernière en Belgique, marché en baisse après, il est vrai, quelques années successives de hausses.

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