Le Scan : culottes menstruelles en plein boom

Petite, moyenne, grande absorption. En tissu ou en dentelles, les culottes menstruelles ont fait leur apparition il y a quelques mois et depuis, leurs ventes ne cessent d’augmenter. De quoi sont-elles composées ? Est-ce une alternative moins dangereuse que les moyens de protection classiques contre les règles menstruelles ? Le Scan a mené l’enquête.

Culotte menstruelle 100% belge

Depuis le mois de mars 2020, Stéphanie Renard commercialise des culottes menstruelles. Plus besoin de protection supplémentaire, la culotte sert de protection et se compose de deux ingrédients : du bambou certifié ecotex donc sans substances chimiques et du tissu imperméable.

Avantage médical souligné par le Pr Squifflet : c’est une méthode non-invasive.

Aujourd’hui, Stéphanie Renard n’arrive plus à produire suffisamment de culottes par rapport à toutes les demandes qu’elle reçoit : "On s’attendait à vendre quelques culottes : 30 ou 40 maximum sur un mois mais nous avons très vite dépassé les 100 commandes. Actuellement, si nous voulions répondre à toute la demande, nous devrions produire 500 culottes tous les mois."

Un choc toxique, c'est quoi ?

Le choc toxique ou septique est un choc subit par des femmes pendant leur période de règles menstruelles quand elles utilisent des moyens de protection hygiéniques internes. Il intervient quand une bactérie appelée le staphylocoque doré libère une toxique dans le corps des femmes. Cette toxique peut provoquer une infection généralisée ce qui peut mener à la mort.

Quels symptômes?

Température, douleurs articulaires, mal-être, fatigue, éruptions cutanées sont des symptômes qui sont liés à un choc septique. Si une femme ressent l'un de ces symptômes en période de règles, elle doit l'indiquer à son médecin.

Quel public?

Les femmes jeunes (entre 15 et 30 ans) sont davantage touchées par ces risques que les femmes âgées qui présentent des anticorps contre la toxique responsable des chocs toxiques.

Tampons ou cups dangereuses?

Les tampons ou les cups, contrairement aux serviettes hygiéniques, sont des moyens de protection invasifs. Il existe donc un risque d’introduire des bactéries dans le corps des femmes lorsqu’on les insère dans le corps. Mais le vrai risque, c’est de laisser ces corps étrangers trop longtemps dans le corps comme l’explique le professeur Jean-Luc Squifflet, chef du service de gynécologie aux cliniques universitaires Saint-Luc : "La présence de sang stagnant est un nid douillet pour la prolifération des bactéries, ce qui augmente le risque d’infection."

Pas de preuves scientifiques

"Testé dermatologiquement"
"Testé gynécologiquement"
"100% coton bio"

Les marques de protection présentent plusieurs arguments sur leurs boîtes d’emballage. Des arguments purement marketing selon le Pr Squifflet : "ces arguments n’ont aucune valeur médicale. Il n’y a aucun bénéfice prouvé qu’il soit positif ou négatif."

"Nous n’avons à l’heure actuelle aucun argument scientifique qui indiquerait que l’utilisation d’un quelconque type de protection a une influence positive ou négative sur ce risque de choc septique. Mais c’est un problème connu et identifié et il y a des études en cours qui tente d’étudier ce phénomène."

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