Le roi Philippe et sa famille en Egypte après l'attaque à la bombe: un voyage judicieux?

C’est un voyage qui n’est pas passé inaperçu. Le Roi Philippe, la Reine Mathilde et leurs 4 enfants ont passé les fêtes de fin d'année le long du Nil et au pied des pyramides.

Quelques jours avant, trois touristes vietnamiens et leur guide égyptien ont été tués dans l'explosion d'une bombe artisanale au passage de leur bus dans le quartier d'Al-Marioteya, situé à près de 4 km des pyramides, en périphérie sud-ouest de la capitale égyptienne.

Cette visite royale et ses clichés ont alors rapidement été exploités par les acteurs du tourisme local et les médias égyptiens pour rassurer les civils et les touristes et montrer que l’Egypte est un pays sûr.

Un voyage judicieux ?

C'est la question que se posent certains internautes. Pour Vincent Dujardin, professeur d'histoire à l'UCL, dans pareils cas, plusieurs acteurs s’entretiennent pour décider d’un éventuel retour précipité : "Il y a certainement eu une concertation avec le ministère des Affaires étrangères, avec le ministère de la Défense, avec aussi les services de sécurité pour évaluer les risques. Et sans doute qu’on a conclu qu’un retour précipité du roi aurait été disproportionné."

Selon Vincent Dujardin, ce retour aurait également pu renvoyer une image négative de notre pays : "Cela aurait aussi pu avoir des répercussions politiques potentiellement négatives". 

Notons tout de même que le Roi et sa famille bénéficiaient d'un service de sécurité belge et égyptien. Si ce voyage était privé, les autorités politiques belges étaient au courant du déplacement.

Le Roi devait-il donc rester après l'attentat ? Si les avis peuvent diverger, la question a très certainement été débattue au sein de son entourage.

 

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