Le rêve éveillé d'une danseuse de samba belge au carnaval de Rio

N’en déplaise à Binche ou Venise, le plus grand carnaval du monde c’est évidemment celui de Rio de Janeiro au Brésil. Chaque année, il attire les visiteurs du monde entier qui viennent admirer le célèbre défilé des écoles de Samba. L’édition 2019 débute samedi avec, pour la première fois, une danseuse belge en compétition.

C'est un rêve de longue date qui est en train de se réaliser pour Elise Batselé. Cette jeune wavrienne pratique les danses latines depuis l'âge de 16 ans et a progressivement développé une préférence pour la samba, qu'elle décrit comme la danse de la joie et de l’allégresse. Déjà au Brésil pour une semaine de préparation qui s'annonce intense, elle s’apprête à danser devant les 80 000 spectateurs du Sambadrome sur le char de l'Imperio de Tijuca, l'une des écoles les plus prestigieuses.

Il faudra d'abord se familiariser avec l'impressionnant costume à plume, conçu spécialement pour l'occasion par des artisans locaux. Sans oublier de réviser ses leçons de portugais et de chant puisque tous les danseurs sont tenus d'entonner en cœur l'enredo, sorte d'hymne, choisi par leur école. Enfin, perchée sur le char, la destaque ne disposera que d'un espace très réduit pour danser mais rien de tout ça n'effraie Elise, que du contraire: "J'ai financé moi même ce voyage, j'ai payé le costume aussi, tout ça c'est purement par passion", explique-t-elle avec le sourire aux lèvres.

"La samba, ce n'est pas que le côté chaud"

Née de la fusion de danses africaines (pour le bas du corps) et européennes (pour le haut), la samba porte l'image d'une danse très sexy. "C'est du à la culture brésilienne et à l'image du carnaval, la-bas c'est naturel de montrer son boumboum", explique Elise qui regrette cette vision réductrice de sa discipline, "à l'origine, c'est une danse pour les fêtes de village et donc on peut la danser dans n'importe quel tenue".

D'ailleurs, au cours de SambaShine, l'école de danse fondée par Elise en 2014, on peut danser en talons comme en chaussettes, avec des plumes ou en jogging. Selon Elise, "il y a autant de sourire dans les cours débutant que pour les plus avancés, l'important c'est le plaisir qu'on prend à se défouler et faire bouger son corps".

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