Fingerstache, MoustacheMania et concours mondial: la moustache est partout

Jean-Pierre Homblé est la "moustache de l'année" à Bruxelles
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Jean-Pierre Homblé est la "moustache de l'année" à Bruxelles - © RTBF

On la connaissait chez nos aïeuls, chez les "poilus" de la Grande guerre ou encore chez le commandant De Nève, mais considérée souvent comme désuète, on l'arborait peu. Or, sur fond de concours annuel bruxellois, revoilà la moustache.

Ce dimanche avait lieu dans les Marolles,  l’élection de la plus belle moustache de Bruxelles. Un concours que l’Orde van de brusselse moestasje organise depuis 2009. C'est Jean-Pierre Homblé qui l'a remporté cette année. 

Après son élection il a présenté sa "fierté capillaire" aux habitants de la capitale lors d'une marche vers le Manneken Pis, qui arbore pour l'occasion une belle moustache ainsi que les couleurs de l'Ordre van de Brusselse Moestasje.

 

Compétition internationale: Deutschland uber alles

Mais la compétition internationale est bien plus vieille que cela: si les  Italiens réclament la paternité du premier concours de moustache dans le nord de l’Italie début des années 1970, l’Allemagne, leader incontesté de la discipline, a lancé le phénomène mondial et depuis 1995 un concours a lieu tous les deux ans. Le dernier a eu lieu à Trondheim en Norvège et a vu la victoire de Dieter Besuch, dont vous pouvez admirer la pilosité ci-dessous. 

En Turquie: le forfait moustache

A l’étranger, plus qu’une tradition, c’est sans conteste un facteur notoire de virilité. En Turquie, par exemple, il ne serait pas exagéré de déclarer que la moustache fait l’homme: chefs d’entreprises ou politiciens ne pourraient s'en passer, comme le révèle Libération, d'une belle moustache matérialisant toute leur virilité.  Chirurgie capillaire, un business qui a du poil : à tel point que les cabinets sont de plus en plus nombreux à se spécialiser dans les implants de moustaches.

La moustache de chez nous

Pendant ce temps, chez nous, la moustache (ou ici, plus exactement la barbe) sert plutôt d’argument politique. Quand, début 2011, Benoît Poelvoorde décrète qu’il ne se rasera plus tant que la Belgique n’aura pas de gouvernement, il ne se doutait pas que son mot d’ordre serait aussi largement suivi. Même Cristos Doulkeridis, secrétaire d’état écolo, suivra l’acteur dans son " geste citoyen ". Peu de courageux auront toutefois assumé leur décision jusqu’au bout…

On le voit, chez nous la mode et surtout la fierté de porter la moustache sont restés, ces dernières années, l’apanage d'une certaine frange de la population pendant qu’une bonne partie de la gent masculine trouvait à la pilosité sous-nasale quelque chose de négligé ou de ringard.

 

La mode s'en empare

La moustache a patiemment attendu son tour.

Le phénomène suivant est né d’un délire d’un tatoueur de l’Ohio en 2003 qui s’était dessiné une fausse moustache sur le doigt. Le réflexe de se le mettre ensuite entre la bouche et le nez, a tourné en buzz généralisé sur les réseaux sociaux : le " fingerstache " était né.

Le monde de la mode s’est ensuite approprié ce phénomène, avec la célèbre marque Elevenparis  faisant porter la moustache pour ses célèbres t-shirts à Lenny Kravitz, Kate Moss ou encore Barack Obama rendant ce symbole ringard directement plus cool.

 

Moustache Mania

La " moustachemania " s’empare du milieu et les bijoux, la déco et même la vaisselle sont colonisés par cette tendance.  Mais plus qu’un phénomène de mode, c’est devenu un phénomène de société : elle n’est plus uniquement l’apanage des groupes branchés (" hipsters " ou encore les homosexuels) mais on la voit pousser un peu partout.

Certains la soignent, courte et entretenue, d’autres, touffue, la veulent plus virile, d’autres enfin l'associent avec du cuir pour représenter une mode très spécifique.

Pas seulement un simple revival donc :  on voit de plus en plus de jeunes et moins jeunes fiers de porter la moustache, et même les filles en redemandent.  Il paraît même qu’elle serait bonne pour la santé…

BF

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