Le réseau des sirènes d'alerte nucléaire remplacé par des SMS

Le réseau de 570 sirènes installées autour des usines comportant des risques Seveso et des zones nucléaires a été mis hors service fin 2018.
Le réseau de 570 sirènes installées autour des usines comportant des risques Seveso et des zones nucléaires a été mis hors service fin 2018. - © DIRK WAEM - BELGA

Le député fédéral et conseiller communal à Huy Samuel Cogolati (Écolo) s'inquiète de la disparition du réseau de sirènes d'alerte nucléaire Seveso et estime que "cette fonction de sûreté et d'alerte ne peut être efficacement remplacée par des messages SMS" du système BE-Alert, relèvent jeudi La Libre Belgique et La Dernière Heure.

Dans une réponse faite au député Écolo, le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem (CD&V) a confirmé que le réseau de 570 sirènes installées autour des usines comportant des risques Seveso et des zones nucléaires "a été mis hors service fin 2018". "La commande centrale a été retirée et il n'est plus possible d'utiliser les sirènes pour alerter la population, ni même pour réaliser des tests", informe-t-il.

Pas d'alerte quand le téléphone est coupé

L'ensemble du réseau des sirènes devrait être matériellement retiré début 2022. Le ministre explique que le réseau a été remplacé par le système BE-Alert, soit un système d'alerte qui permet aux autorités de diffuser un message à la population en situation d'urgence (par appel vocal, SMS ou e-mail). Le député hutois s'inquiète que les habitants "ne recevront pas les SMS BE-Alert lorsque leur téléphone est coupé, par exemple en pleine nuit. Or, une sirène Seveso, on l'entend et elle peut nous alerter!".

S'il reconnaît que ce système "a montré ses limites ces dernières années et s'est avéré présenter un coût important", il ne fait aucun doute selon lui que "cette fonction de sûreté et d'alerte ne peut être efficacement remplacée par des messages SMS". Il interviendra à nouveau au Parlement "pour que le gouvernement fédéral ne délaisse pas cette tâche d'alerte aux communes de l'arrondissement". 

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