Le redémarrage de Tihange 1 reporté pour la sixième fois, l'AFCN demande de nouveaux tests

Carton rouge pour Engie-Electrabel : Tihange 1 ne pourra pas redémarrer fin février comme initialement prévu. Tant que la compagne d'électricité n'aura pas convaincu l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire, le réacteur restera à l'arrêt. L'AFCN a jugé que le dossier que l'entreprise lui a remis fin janvier en vue d'un redémarrage n'était pas suffisamment complet. C'est la 6ème fois déjà que le redémarrage est reporté.

Un sol instable

Annoncé d'abord pour fin septembre, puis novembre, décembre, mi-février et fin février, ce ne sera finalement pas avant la fin mars que Tihange 1 va (peut-être) redémarrer Tout a commencé le 7 septembre: le réacteur est volontairement mis à l'arrêt. En cause, le soulèvement d'une dalle dans la partie non nucléaire du site, qui a causé de nombreuses fissures et endommagé un équipement de sécurité. Durant les travaux de réparation, on se rend compte que le sous-sol du site est instable, la terre ne serait pas assez compacte entre 6 et 7 mètres.

Nous avons pris une série de mesures en totale transparence avec l'AFCN, trois équipes d'ingénieurs ont travaillé sur le dossier, en interne et en externe, explique Serge Dauby, porte-parole de la centrale nucléaire de Tihange. Nous avons eu une réunion avec l'AFCN où nous avons donné les résultats de ces calculs, et des compléments d'analyse se sont avérés nécessaires."

"Interpellant"

Pour Jean-Marc Nollet, chef de groupe Ecolo à la Chambre, c'est inquiétant: "Qu'Electrabel estime que fin février, elle pourrait relancer la centrale nucléaire alors que manifestement elle n'avait pas les éléments pour ce faire. Une fois de plus, Electrabel n'a pas convaincu le gendarme du nucléaire, et rien que ça c'est interpellant." "Ils ne sont pas en mesure de garantir la stabilité de la centrale nucléaire."

Que manque-t-il au dossier d'engie-Electrabel? Selon Jean-Marc Nollet, l'AFCN exige la réalisation d'essais sur place et en laboratoire. L'exploitant doit aussi fournir à l'agence une justification de la stabilité du site. Pour le ministre de l'Intérieur, le N-VA Jan Jambon, toutes les questions de l'Agence devront trouver réponse. Sans quoi, le plus vieux réacteur huttois restera au repos forcé.

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