Le réchauffement climatique vu sous forme de "rayures de réchauffement"

L’année 2020 est en train de devenir l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées pour ses températures, mais il faudra attendre le début de l’année prochaine pour avoir un chiffre officiel.

L’inquiétude vient du fait que ces records de températures deviennent de plus en plus fréquents et pour symboliser cela de façon très pédagogique, les scientifiques du monde entier partagent les "warming stripes" (rayures de réchauffement).

Un travail coordonné par Ed Hawkins du Centre national des sciences de l’atmosphère de l’Université de Reading et réalisé dans le cadre du projet #Showyourstripes.

L’Europe a connu ses années les plus chaudes au 21e siècle : 11 des 12 ans les plus chauds ont eu lieu depuis 2000, ressort-il du rapport du service Copernicus pour le changement climatique (C3S) sur l’état du climat en Europe publié fin avril de cette année.

L’année 2019 est, elle, la plus chaude jamais enregistrée sur le Vieux Continent, selon le service C3S, mis en œuvre par le Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme au nom de la Commission européenne. Elle est suivie de près par 2014, 2015 et 2018.

"Toutes les saisons ont été plus chaudes que la moyenne", relève le rapport, ajoutant que l’été a été le quatrième plus chaud depuis au moins 1979. Certaines régions d’Europe ont connu des températures supérieures de 3 °C à 4 °C à la normale.

C’est l’une des conséquences du réchauffement climatique, nos étés s’annoncent plus chauds et plus secs. Cette année, la sécheresse a frappé particulièrement tôt.


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Les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4), des gaz à effet de serre, ont continué d’augmenter en Europe. Les émissions nettes mondiales de gaz à effet de serre suivent aussi une tendance à la hausse constante ces dernières décennies. "Selon les scientifiques, il n’est possible de trouver des concentrations aussi élevées qu’en 2019 qu’en remontant des millions d’années dans l’Histoire."

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Sur le long terme, Copernicus observe "une nette tendance au réchauffement au cours des quatre dernières décennies".

Le rapport relève enfin que l’Europe n’avait plus connu autant d’heures d’ensoleillement que l’an dernier depuis au moins 1983. "Cela met en évidence une nette tendance à la hausse des heures d’ensoleillement au cours des 40 dernières années sur l’ensemble du continent." Les régions les plus ensoleillées étaient l’Espagne, certaines parties de la France, l’Europe centrale et la majeure partie de l’Europe de l’Est.

Par rapport à l’ère préindustrielle, la température a augmenté de 1,1 °C selon les indicateurs climatiques mondiaux. En Europe, elle a connu une hausse de près de 2 °C depuis la seconde moitié du 19e siècle. L’accord de Paris vise à maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en deçà des 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et de tenter de limiter la hausse à 1,5 °C.

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