Le rapport du Pentagone sur les OVNIS bientôt dévoilé : "Certaines observations sont totalement atypiques"

C’est ce vendredi ou dans les prochains jours que le Pentagone devrait dévoiler un rapport qui recense 120 apparitions inexpliquées "d’objets volants non identifiés", des OVNIS, dont certains éléments ont déjà fuité. Une petite bombe dans le milieu de l’ufologie.

Luc Dini, ingénieur de construction aéronautique et président de la commission SIGMA2, un organe de l’Association aéronautique et astronautique de France, était invité ce vendredi matin sur La Première pour décrypter ces phénomènes.

Le rapport que doit publier l’armée américaine ces heures ou ces jours qui viennent, c’est une révolution, c’est quelque chose qui va profondément bouleverser le monde de l’ufologie, l’étude des ovnis ?

"C’est difficile à dire parce qu’on n’en connaît pas vraiment le contenu. On en connaît les contours qui ont été résumés par le New York Times le 3 juin, qui a donné quelques indications sur le nombre d’observations qui ont été répertoriées ces deux dernières années, 120 au total. Ces observations ont beaucoup intrigué l’armée américaine, l’US Navy en particulier, parce que l’US Air Force ne s’exprime pas forcément énormément pour l’instant.

Et effectivement, ils ont noté des caractéristiques principalement de vitesse et d’accélération qui semblent décalées et hors connaissances technologiques américaines. D’où la question : qu’est-ce que c’est et d’où ça vient ? Et pour ce qui est d’où ça vient, ils se posent la question d’éventuelles incursions d’origine chinoise, russe ou autre — tout en disant que ça pourrait être autre chose et venir d’ailleurs. Voilà à peu près le résumé de ce qu’on en sait. On n’en sait pas plus".

Ça veut dire qu’il y a quand même un tournant, que ces observations sont devenues un problème de sécurité nationale aujourd’hui pour les États-Unis ?

"Effectivement, le changement sur lequel vous vous interrogez, c’est le constat d’incursion, de détection de présence de phénomènes, on va les appeler comme ça, de phénomènes inconnus, choses qu’ils avaient laissées de côté depuis 1969, en gros. 1969, fin des enquêtes de l’US Air Force. Il n’y a pas de sujet, on passe à autre chose. Là, effectivement, il y a une reconnaissance par le Pentagone, et par l’US Navy en particulier, d’observations insolites. Ça, c’est tout à fait nouveau".

Est-ce que ça veut dire que c’est une pierre en plus dans le jardin de ceux qui disent qu’il existe des ovnis, qu’il existe des phénomènes aériens qu’on ne peut pas expliquer et qui sont peut-être d’origine extraterrestre ?

"Il y a des enquêtes sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés depuis des décennies, et des enquêtes sérieuses menées par des institutions sérieuses. Effectivement, la tendance générale, c’est de dire que les Américains ont observé des choses à une époque, mais qu’ils ont conclu que c’était des effets naturels, des nuages, des plasmas ou je ne sais quoi.

Mais il faut se rendre compte que d’autres ont fait des travaux, les Britanniques, les Russes, etc. Tout ça apporte effectivement un élément supplémentaire. Maintenant, la grande question que nous nous posons, c’est : qu’en est-il, sur le fond, des données qui sont disponibles ? Quand on dit disponible, le seront-elles et seront-elles partagées ? Et dans la mesure où elles seront partagées, effectivement, cela mènera à des connaissances supplémentaires et des données physiques supplémentaires tout à fait nécessaires pour étudier ça."

Cette commission SIGMA2, que vous présidez, vient de remettre un long rapport, de 377 pages, résumant huit ans de recherche de données et d’études de cas. Vous évoquez des engins hypervéloces et hypermanœuvrant, hors limites connues.

"Effectivement, dans la liste des cas, parce que nous faisons intervenir des spécialistes de domaines très différents — spécialistes de la foudre, spécialistes des plasmas, spécialistes des drones — on fait un état des lieux sur les différentes possibilités qui se présentent à nous.

Il y a des observations anciennes, notamment des cas britanniques extrêmement célèbres qui datent de 1956, où des observations à la fois visuelles mais aussi radar, par des pilotes et au sol, ont été faites de phénomènes lumineux, on va les appeler comme ça, qui, pendant plusieurs heures, se déplaçaient soit individuellement, soit en groupe, en passant d’une vitesse nulle, donc vol stationnaire en quelque sorte, à des variations de vitesse en passant à 1000 km/heure quasiment instantanément.

Vous voyez, ça ne date pas d’hier, ça date d’avant-hier. Donc, ce n’est pas nouveau. Maintenant, on peut expliquer certains phénomènes par des engins qui sont des engins de technologie extrêmement récente, des essais de missiles hypersoniques par exemple, des choses comme ça, qui peuvent voler à Mach 10 et bien davantage encore. La seule chose, c’est que certaines apparitions, certains phénomènes ont des accélérations et des variations de vitesse qui sont totalement atypiques et qui ne correspondent pas vraiment à ces technologies".

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