Le procès des tortionnaires de Typhaine a débuté à Douai

Anne-Sophie Faucheur à la cour d'Assises de Douai
Anne-Sophie Faucheur à la cour d'Assises de Douai - © AFP PHOTO PHILIPPE HUGUEN

Le procès de la mère et du beau-père de la petite Typhaine a débuté ce lundi aux assises de Douai, en France. Ils comparaissent pour homicide volontaire de la fillette de 5 ans décédée en 2009, et dont on avait découvert le corps enterré dans un bois de Marcinelle. Elle avait subi des sévices pendant plusieurs mois.

Le 18 juin 2009, Anne-Sophie Faucheur, 23 ans, déclare à la police française que sa fille Typhaine a disparu: elle aurait été enlevée par un inconnu dans les rues de Maubeuge, selon elle. Par la suite, elle fait diffuser des affichettes à la population pour aider à la retrouver. Quelques jours plus tard, probablement pour crédibiliser la thèse de l’enlèvement, elle accuse la police de tarder à lancer des recherches pour trouver la fillette. Après six mois d’enquête, la mère de la fillette et son compagnon finissent par avouer, au cours d’une garde à vue, que Typhaine est morte accidentellement des suites d’une punition qui a mal tourné.

Bois de Marcinelle

Le corps de la fillette avait été caché dans la cave de leur maison à Aulnoye-Aymeries avant d’être enterré nu dans un bois de Marcinelle. Typhaine aurait succombé à une punition. Parce qu’elle avait uriné dans ses draps, la mère a violemment placé la fillette sous une douche froide et l’y a laissée. Lorsqu'elle revient, Typhaine est suffocante. Le compagnon de la mère, qui est pompier volontaire, tente alors vainement de faire un massage cardiaque.

Sévices répétés

Mais, selon les aveux de la mère et de son compagnon, la fillette était devenue leur souffre-douleur et subissait des violences répétées. Lorsqu’Anne-Sophie Faucheur et le père biologique de Typhaine se sont séparés, la fillette avait 18 mois et elle est alors confiée à sa famille paternelle. En janvier 2009, elle est enlevée par sa mère à la sortie de l’école. Le calvaire de Typhaine commence alors : elle ne sort plus du domicile, même pour aller à l’école. Elle fait l’objet de punitions de plus en plus sévères : privations, coups et douches froides. Ces sévices ne se termineront qu’à la mort de la fillette.

A.L.

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