Le procès de Jean-Charles Luperto prévu ce mardi à Liège

Jean-Charles Luperto était le président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles jusqu'en 2014
Jean-Charles Luperto était le président du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles jusqu'en 2014 - © RTBF

C’est une affaire judiciaire qui traîne depuis 6 ans. Jean-Charles Luperto est accusé d’outrage public aux mœurs dans les toilettes de l’aire d’autoroute de Spy, au bord de l’E42. Les faits remontent à 2014. Le bourgmestre de Sambreville a toujours nié les faits qui lui sont reprochés.

Sauf demande d’ajournement, l’affaire sera plaidée en une seule matinée. La cour d’appel de Liège examinera le dossier dès 09h00. Et malgré les mesures de confinement, le procès est maintenu.

Il y a 6 ans, un dimanche soir mouvementé à Sambreville…

C’était un dimanche soir. Le parquet de Namur convoque la presse. Une perquisition a été menée quelques heures plus tôt au domicile de l’intéressé. Vincent Macq, le procureur du Roi de Namur précise : " Quatre plaintes sont arrivées au parquet entre le mois d’avril 2014 et le mois d’août. Le dossier a été mis à l’instruction il y a une dizaine de jours."

Mais Jean-Charles Luperto se dit surpris par les perquisitions et par l’ampleur médiatique. Il n’aura de cesse de nier les faits : "Jean-Charles Luperto reconnaît avoir fréquenté cette aire d’autoroute, qui est un lieu de rencontre pour la communauté gay, mais il conteste s’être livré à tout acte d’exhibitionnisme volontaire à l’égard de qui que ce soit, mineur ou majeur", explique Pascal Rodeyns, son conseil de l’époque.

Jean-Charles Luperto est inculpé

Inculpé, le socialiste décide lui-même de quitter le perchoir de la fédération Wallonie Bruxelles. Devant la commission des poursuites des deux parlements, wallon et francophone, le procureur général demande la levée de son immunité parlementaire pour permettre les poursuites judiciaires.

Il s’agira d’une levée partielle : " je le dis depuis le début, il est clair que ce dossier, dans les préventions et dans les faits, ne repose absolument sur rien. Se posent aussi plusieurs problèmes de procédures…" souligne Marc Uyttendaele, son avocat.

Après différentes étapes de procédure, la cour examinera le fond du dossier ce mardi, dès 9 heures. Sauf demande d’ajournement de dernière minute, l’affaire serait réglée dans la journée. L’arrêt sera rendu dans maximum un mois.