Le prix unique du livre aussi à Bruxelles

Le prix unique du livre doit être voté en plénière cet après-midi
Le prix unique du livre doit être voté en plénière cet après-midi - © LOIC VENANCE - AFP

La Chambre a approuvé jeudi à l'unanimité le projet de loi relatif à l'accord de coopération sur le prix du livre réglementé à Bruxelles. 

Déjà appliqué en Wallonie et en Flandres, le prix unique du livre à Bruxelles a quant à lui pris du retard. Car à Bruxelles, la procédure est plus compliquée. La capitale étant bilingue, un accord de coopération entre les deux communautés linguistiques, en plus du fédéral, était indispensable pour entériner une telle mesure. Un accord déjà ratifié au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles en décembre et à celui de la Communauté flamande en janvier. Restait alors au fédéral de se prononcer.

Fin janvier, la commission de l’Économie de la Chambre avait finalement approuvé à l’unanimité le projet de loi "relatif à la protection culturelle du livre", permettant d’avancer sur ce chemin législatif. Cet après-midi, il doit donc être voté en plénière.

Qu’est-ce que cela va changer?

Concrètement, pour les librairies biculturelles de la Région de Bruxelles-Capitale, le règlement flamand doit s’appliquer pour les livres en néerlandais et le décret de la Communauté française pour les livres en français. C’est ce qui ressort de cet accord de coopération ficelé entre les trois ministres compétents : les ministres de la Culture du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Communauté flamande, Alda Greoli et Sven Gatz, et le ministre fédéral de l'Économie et des Consommateurs Kris Peeters.

Par ailleurs, entre le prix de l’éditeur et le prix appliqué en Belgique et imposé aux libraires par le distributeur belge, la différence était notable : "En Belgique, le prix des livres était entre 10 et 20% plus élevé qu’en France", nous explique Karine Lalieux (PS) qui demande un prix unique du livre en Belgique depuis plus de 15 ans. Ce surcoût, c’est la tabelle. A l’origine, elle servait à couvrir les frais de douanes et les risques de variations de taux de change. Une taxe qui n’a donc plus de raison d’être aujourd’hui.

Soir Première 21/02/2018

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