Le prix Nobel de la Paix est attribué au président colombien Juan Manuel Santos

Le Nobel de la paix a été attribué vendredi au président colombien Juan Manuel Santos pour ses efforts en vue de mettre un terme à la guerre civile, a annoncé en fin de matinée le comité Nobel.

Le gouvernement colombien et les Farc, principale guérilla du pays issue en 1964 d'une insurrection paysanne, ont conclu la paix le 24 août, à l'issue de près de quatre ans de pourparlers délocalisés à La Havane, destinés à mettre fin à plus de 50 ans de conflit armé dans ce pays d'Amérique du Sud.

Mais le peuple colombien a rejeté cet accord début octobre. 

"Je ne me rendrai pas et continuerai à rechercher la paix", avait cependant déclaré le chef de l'Etat dans une allocution télévisée.

Le président colombien s'est dit "bouleversé" et "reconnaissant" lorsqu'il a appris que le prix Nobel de la paix lui avait été attribué, a rapporté le secrétaire général du comité Nobel à la chaîne de télévision norvégienne NRK. Il a ajouté que ce prix était d'une importance inestimable pour faire avancer le processus de paix en Colombie", a poursuivi Olav Njoelstad, qui s'est entretenu avec lui par téléphone.

Les difficultés politiques pour valider un accord de paix seront résolues

Le Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme a espéré vendredi à Genève une "stimulation pour le processus de paix". Devant la presse, le Haut Commissaire pour les réfugiés Filippo Grandi a, lui, félicité Juan Manuel Santos. "Ce que j'ai vu sur le terrain était un engagement extraordinaire par le gouvernement, par les FARC, par la société civile", a-t-il dit. Les difficultés politiques pour valider un accord de paix seront résolues, a-t-il aussi souligné.

Le chef de la guérilla des Farc "félicite" le président Santos

Le chef des Farc, Timoleon Jimenez ou Timochenko, a "félicité" vendredi le président colombien pour son prix Nobel de la paix, soulignant le rôle des pays qui ont accompagné les négociations menées depuis près de quatre ans à La Havane.

"Je félicite le président Juan Manuel Santos, les pays garants, Cuba et la Norvège, et les (pays) accompagnants, le Venezuela et le Chili, sans lesquels la paix serait impossible", a-t-il écrit sur Twitter.

Dans un premier message de réaction posté deux heures auparavant sur le même réseau social, le chef des Farc s'était contenté d'affirmer que "le seul prix" que la guérilla souhaite obtenir était "celui de la paix avec la justice sociale".

De son côté, le numéro deux des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) Ivan Marquez, chef de l'équipe de négociateurs de la rébellion à Cuba, a souhaité "que le prix Nobel de la paix insuffle au président Santos la force de donner vie à l'accord (de paix) final et dignité à tous les Colombiens", dans un message également publié sur Twitter.

Ivan Marquez et Rodrigo Londoño, plus connu sous ses noms de guerre Timoleon Jimenez ou Timochenko, étaient retournés dans la capitale cubaine après la signature d'un accord de paix historique avec le président Santos, le 26 septembre à Carthagène.

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