Le prix des tableaux, "ça m'est complètement indifférent"

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S'il restait discret sur les années difficiles de sa carrière, René Magritte resta cohérent à la fin de sa vie. Le prix des tableaux était de 50 francs dans les années 30, il atteignait le million dans les années 60. Mais sa conclusion est sans équivoque: "Ca m'est complètement indifférent".

L'homme a peint toute sa vie: Georgette Magritte aurait bien aimé gardé l'un ou l'autre tableau, mais une fois terminés, ils quittaient très vite la maison. Son préféré reste "Les cornes du désir". Ou "Les mémoires d'un saint".

Une fois la célébrité arrivée, il fut plus difficile pour Georgette, de gérer les utilisations abusives des œuvres, les plagiats, et les détournements publicitaires: Christian Bussy lui présenta un bel éventail d'exemples qui avaient échappé à sa vigilance.. Même si elle avait réussi à interdire aux disques Barclay l'utilisation d'un tableau pour la couverture du disque d'un certain "Delavoine".

Quant à installer un musée dans sa maison, la veuve de l'artiste n'était pas enthousiaste, craignant le manque de place comme les problèmes de sécurité. Tout comme elle n'aurait pas aimé habiter "rue René Magritte": "Madame René Magritte, rue René Magritte, je trouvais ça un peu bête... "

(F. Brumagne)

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