Le printemps vous invite à planter dans un sol encore frais

Même la grisaille ambiante altère à peine les premières couleurs du printemps. Nous y sommes, le signal est donné pour embellir les jardins, les terrasses, les intérieurs.

"Oui, mais les plantations sont recommandées de novembre à mars", rétorque ce client d'une pépinière.

Cette période-ci, au début du printemps, s'y prête davantage encore.

La nature elle-même nous y pousse, qui semble impatiente de s'installer dans nos regards, dans nos mains, expertes ou non. A la condition, bien entendu, de la traiter avec respect.

La nature est à sa place

Les pépiniéristes sont unanimes: "Il faut profiter des jours plus frais. Les plantes les préfèrent."

"Les racines seront bien installées et lorsqu'il fera plus chaud, les plantes pousseront plus gentiment", pour reprendre l'expression de Brigitte Detaffe, la gérante des Pépinières de Boitsfort, en Région bruxelloise.

Qu'observent les professionnels?

Que la nature (autre expression!) commence "à débourrer": arrivée des feuilles, éclosion des bourgeons. 

"La nature est à sa place", commente Brigitte Detaffe. La pépiniériste en réfère là aux conditions climatiques depuis le début du mois de février, température et moyenne journalière de l'ensoleillement. Une relative chaleur a suivi un gros coup de froid, étalé sur une semaine à partir du lundi 8 février.

Mais ni l'une ni l'autre période ne se sont prolongées.

Trop longtemps chaud ? "Les plantes ont tendance à débourrer, les jeunes feuilles sortent."

Trop longtemps froid? "Elles peuvent être brûlées."

Brigitte Detaffe précise que la plupart des plantes résistent à ces écarts de température. Si les feuilles du dessus sont abîmées, "on peut retailler les plantes au printemps et elles repartent de plus bas."

Les premières gariguettes

Que planter, au fond?

Le choix est large : les arbustes, les plantes vivaces (azalées, ibéris, aubriète) ou aromatiques (thym, romarin), les arbres fruitiers (fraisiers, cerisiers, myrtilliers).

En revanche, avant de songer aux géraniums et aux plantes annuelles, il est recommandé d'attendre fin avril-début mai, tout dépend de la région ou même d'un micro-climat.

Plus au Sud, la saison, on le sait, prend un peu d'avance.

Sur un marché de Dordogne, ce dimanche matin, ce jeune fraisiculteur proposait les toutes premières (et encore rares) barquettes de gariguettes. Le tarif actuel (3,5 euros pour 250 grammes) sera rapidement revu à la baisse, à mesure de l'augmentation de la production. Mais Martin Roquecave "ne voulait pas rater le retour du printemps."

 

 

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