Le personnel des soins de santé en grève ce jeudi pour de meilleures conditions de travail

Le personnel des soins de santé des hôpitaux privés en grève jeudi pour de meilleures conditions de travail
Le personnel des soins de santé des hôpitaux privés en grève jeudi pour de meilleures conditions de travail - © © VALERY HACHE - AFP

Une journée d’actions et de grève du personnel des soins de santé a lieu ce jeudi dans les hôpitaux du pays, principalement les privés. Le front commun syndical veut de cette manière forcer les employeurs à enfin concrétiser les éléments de l’Accord social non-marchand conclu il y a deux ans, le 25 octobre 2017.


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Des services fermés, des piquets de grève devant des hôpitaux ou encore des maisons médicales et des maisons de repos et de soins, de nombreuses actions seront menées jeudi un peu partout dans le pays par le front commun syndical CNE-Setca-CGSLB. La plupart des hôpitaux du pays seront concernés, notamment les hôpitaux Saint-Luc, Saint-Pierre et Saint-Jean à Bruxelles, l’ensemble des sites du Chirec, les CHU de Namur, Mont-Godinne et de Dinant, le CHC de Liège, l’ensemble des sites du Grand Hôpital de Charleroi, les hôpitaux louviérois de Jolimont et du Tivoli ou encore les CHR de Mouscron et de Mons-Warcquignies.


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Nicolas Cahay, secrétaire permanent CNE, estime que les hôpitaux privés traînent la patte. "C’est un triste anniversaire sans bougie. Ça fait deux ans que cet accord non marchant devrait être d’application. Le droit individuel à la formation, la possibilité d’avoir trois semaines de congé qui se suivent, la stabilité des contrats, des CDD, la prise en compte d’une ancienneté. Et alors, le gros point d’achoppement, ce sont les barèmes, non plus basés sur le diplôme, mais sur la fonction et ce que l’ont fait. Les travailleurs auraient dû avoir une deuxième augmentation au mois de juin, ce qu’ils n’ont toujours pas eu, et encore une au mois de décembre. Il n’y a toujours pas de lumière à l’horizon, c’est pour ça que l’on a décidé, après les mardis des blouses blanches, de hausser le ton."

Service minimum garanti

Le service minimum est garanti, mais les opérations et les consultations non-urgentes sont reportées.

Les travailleurs du secteur (Commission Paritaire 330) souhaitent obtenir la signature de conventions collectives de travail (CCT) d’exécution de l’accord social non marchand, signé il y a presque deux ans. "Les employeurs veulent saucissonner la négociation et aborder les trois points de l’Accord qui les arrangent, dont celui sur la flexibilité. L’intention est par exemple de supprimer l’obligation de 11 heures de repos entre deux services", détaille le représentant du syndicat chrétien. "Nous craignons, qu’une fois signée la convention qui arrange les employeurs, les autres points restent en rade." Ceux-ci concernent notamment la stabilité des horaires, le droit d’avoir congé trois week-ends d’affilée pendant les vacances annuelles sans devoir en prester trois d’affilée pour compenser, la stabilité des contrats (l’obligation d’octroyer des contrats à temps plein et/ou à durée indéterminée dans certains cas) ou encore les formations.

"Notre message est très clair : nous voulons finaliser l’ensemble des conventions d’ici la fin de cette année civile. On signera tout ou on ne signera rien ! ", a averti M. Hellendorf.

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Une infirmière témoignait ce matin dans Matin Première.

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