Le père d'Eefje sur la libération de Lelièvre : "On n'a jamais eu de réponses à nos questions"

Jean Lambrecks, le père d’Eefje, et sa compagne Els Scheurs étaient présents au tribunal d’application des peines (TAP) de Bruxelles lors de l’annonce de la libération conditionnelle de Michel Lelièvre (si ce dernier trouve un logement dans les 6 mois).

"On est présent pour démontrer qu’on est toujours préoccupés par cette affaire. On craint sa sortie", déclarait Els Scheurs avant l’audience.

Tous deux se sont dits peinés par la décision du TAP. "Nous n’avons jamais eu de réponses à nos questions", confie Jean Lambrecks. "Sur ce qui s’est passé avec les filles, où elles ont été enlevées, comment et à la demande de qui ? ajoute Els Scheurs. Il y a beaucoup de pistes, mais très peu de réponses concrètes. Des réponses que détient Monsieur Lelièvre".

Fond de peine en 2023

De nombreuses conditions ont pourtant été imposées à Michel Lelièvre pour sa sortie éventuelle, mais elles ne rassurent pas la famille Lambrecks. "Je trouve ça terrible, on s’abrite derrière le fait qu’on pourra encore le surveiller, il y a toute une série de conditions qui lui sont imposées, mais je voudrais bien savoir ce qu’il adviendra s’il ne suit pas ces conditions, je me demande qui va contrôler ça et qui donnera des sanctions", explique Els Scheurs.

Pour les spécialistes, le suivi de ces conditions sera normalement très drastique. Mais le père d’Eefje et sa compagne auraient souhaité que Michel Lelièvre purge au moins encore quelques années. D’après eux, en plus de sa condamnation à 25 ans pour sa collaboration avec Marc Dutroux dans les enlèvements d’An, Eefje, Sabine et Laetitia, d’autres peines précédentes s’appliqueraient et sa sortie à fond de peine n’interviendrait qu’en 2023.

"Et une sortie dans 4 ans ou maintenant, ce n’est pas la même chose. On comprend qu’il ne doit pas passer sa vie en prison, mais c’est loin d’être la fin aujourd’hui", a encore déclaré Els Scheurs.

Déjà présents à Ittre en présence de Michel Lelièvre

Le couple avait également assisté à l’audience du TAP au sein de la prison d’Ittre le 17 septembre dernier.

Jean Lambrecks, le papa d’Eefje, était intervenu au début de l’audience pour donner son point de vue. Devant la presse, il avait regretté de ne pas avoir été regardé ni avoir reçu un mot de la part de Michel Lelièvre.

Mais selon Me Bovy, son client ne pouvait de toute façon pas adresser la parole aux victimes dans le cadre de la procédure : "je crois que M. Lelièvre a tenté d’avoir l’attitude la plus respectueuse possible mais il a parfaitement intégré que M. Lambrecks ne pouvait que le haïr et il ne sait juste pas quelle attitude adopter".

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