Le pape lance le défi de la non-violence aux responsables politiques et économiques

Le pape lance le défi de la non-violence aux responsables politiques et économiques
Le pape lance le défi de la non-violence aux responsables politiques et économiques - © ANDREAS SOLARO - AFP

Le pape François lance le "défi" de la non-violence aux responsables politiques, économiques, religieux et médiatiques à travers le monde, dans son message annuel pour la paix publié lundi.

"Heureux les doux - dit Jésus -, les miséricordieux, les artisans de paix, les cœurs purs, ceux qui ont faim et soif de justice. C'est aussi un programme et un défi pour les leaders politiques et religieux, pour les responsables des institutions internationales et pour les dirigeants des entreprises et des media du monde entier", assure le pontife argentin.

Intitulé "La non-violence: style d'une politique pour la paix", ce message doit être lu dans toutes les églises catholiques le 1er janvier, à l'occasion de la 50e Journée mondiale de la paix.

Cet engagement en faveur des victimes de l'injustice et de la violence n'est pas un patrimoine exclusif de l'Eglise catholique

Après avoir fustigé dans son message de l'année dernière l'indifférence d'un monde surinformé, il appelle chacun à reconnaître "la violence qu'il porte en lui-même" et à se laisser "guérir par la miséricorde de Dieu, en devenant ainsi, à son tour, un instrument de réconciliation".

Refusant l'idée que la non-violence puisse être une forme de "capitulation, de désengagement et de passivité", le pape évoque les réussites de Mère Teresa de Calcutta, de Jean Paul II contre les régimes communistes d'Europe de l'Est ou encore des femmes qui ont obtenu la fin de la guerre civile au Liberia.

Et "cet engagement en faveur des victimes de l'injustice et de la violence n'est pas un patrimoine exclusif de l'Eglise catholique", explique le pape en rappelant qu'il est "propre à de nombreuses traditions religieuses". "Je le réaffirme avec force: +Aucune religion n'est terroriste+. La violence est une profanation du nom de Dieu", insiste-t-il.

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