Le nombre de mariages blancs a fortement diminué en Belgique

La législation relative au regroupement familial a été durcie l'an passé, ce qui semble avoir refroidi les éventuels fraudeurs.
La législation relative au regroupement familial a été durcie l'an passé, ce qui semble avoir refroidi les éventuels fraudeurs. - © MYCHELE DANIAU - BELGAIMAGE

Le renforcement de la législation relative au regroupement familial a pour conséquence la baisse du nombre de mariages blancs. L'Office des étrangers a empêché 7300 mariages l'an passé car un des époux désirait uniquement obtenir un titre de séjour par ce moyen, rapportent Het Nieuwsblad et De Standaard ce mardi.

Les mariages blancs sont ces unions où l'un des deux époux veut se marier dans l'unique but d'obtenir un titre de séjour. Ils sont aujourd'hui en nette diminution, avec une baisse de 25 % sur un an. L'année dernière, quelques 7300 mariages blancs étaient empêchés, contre plus de 9000 en 2012.

Pour la Secrétaire d’État à l'Immigration en affaire courante, Maggie De Block, il s'agit de la preuve que son plan d'action fonctionne.

"C'est tout à fait normal, réagit Else Cleemputte, porte parole de Maggie de Block. Il y a quelques années, en 2009, le parquet, les Affaires étrangères, l'Office des étrangers et les communes ont fait un plan d'action contre le mariage blanc. Et, en 2013, le nombre a vraiment chuté."

La législation relative au regroupement familial a en effet été durcie l'an passé. Aujourd'hui, pour un mariage blanc, les condamnations sont passées de maximum 3 mois à 3 ans de prison. Le montant maximal des amendes a lui aussi augmenté : de 600 à 3000 euros. Et le juge a dorénavant la possibilité de déclarer un mariage non valable et d'expulser la personne concernée.

Des mesures qui semblent donc aujourd'hui refroidir les éventuels fraudeurs, mais que certains avaient tout de même trouvé len moyen de contourner au début.

"On a remarqué en 2012 que certains abusait de la cohabitation légale pour obtenir un séjour en Belgique, commente Else Cleemputte. Pour des fausses raisons donc. La secrétaire d'État Maggie De Block et la ministre de la Justice Annemie Turtelboom ont fait un nouveau plan qui permet aussi maintenant de lutter contre les abus de la cohabitation légale."

Et pour combattre et dénoncer ces abus en matière de mariage et de cohabitation légale, des cellules spéciales ont été créés dans les zones de police de plusieurs grandes villes du pays.

Michael Menten

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