Le magazine Médor maintient ses présentations du week-end

La Ligue des Droits de l'Homme souligne vendredi que l'ordonnance "entre en contradiction formelle avec la Constitution et la Convention européenne des droits de l'homme".
La Ligue des Droits de l'Homme souligne vendredi que l'ordonnance "entre en contradiction formelle avec la Constitution et la Convention européenne des droits de l'homme". - © ERIC LALMAND - BELGA

Médor, dont la publication du premier numéro a été suspendue à la suite d'une décision de justice, organisera comme prévu plusieurs événements ce week-end pour présenter le magazine et son fonctionnement, a assuré l'un de ses journalistes à l'agence Belga.

Outre le fait que la requête unilatérale de l'entreprise Mithra Pharmaceuticals a été suivie par le tribunal de Namur, Médor déplore que la décision prive également les lecteurs des autres sujets qui y étaient traités.

Eviter les sujets polémiques

Le magazine a malgré tout maintenu les présentations prévues dans les librairies liégeoise "Livre aux Trésors" vendredi soir et arlonnaise "La Lettre Ecarlate" samedi après-midi, ainsi que la soirée officielle de lancement samedi soir à Bruxelles.

Les journalistes y éclairciront l'affaire Mithra autant qu'ils peuvent, c'est-à-dire sans parler des deux dernières pages sur les quatorze que compte l'enquête, et évoqueront les autres sujets de ce premier numéro, explique le journaliste David Leloup.

Masquer des pages?

Vu que seules ces deux pages, celles qui avaient été publiées en ligne la semaine passée, sont visées par la décision, Médor évalue actuellement la possibilité de les masquer pour pouvoir sortir le magazine au plus vite, poursuit-il.

"En attendant, le préjudice est énorme. Médor n'a pas de budget pour assurer la promotion de ce premier numéro, c'était aux contenus de le faire", conclut David Leloup.

Contradiction avec les Constitution

"Il n'est pas pensable qu'une firme pharmaceutique wallonne, soutenue depuis sa création par les pouvoirs publics, puisse activer à sa guise une censure de presse au terme d'une procédure expéditive jusqu'à présent très exceptionnelle dans notre pays", avait réagi jeudi l'Association des Journalistes Professionnels.

La Ligue des Droits de l'Homme souligne vendredi que l'ordonnance "entre en contradiction formelle avec la Constitution et la Convention européenne des droits de l'homme".

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK