Le loup n'est pas (encore) de retour en Ardenne

La semaine dernière, Stijn Van Dijck, un berger de Vielsalm découvre dans une pâture, le cadavre d’une brebis. Deux autres bêtes sont blessées. Pour lui, c’est l’œuvre du loup : " l’une des bêtes était presque complètement dévorée. Sur les autres, on distingue des traces de crocs et des blessures profondes dans le ventre. Ça ressemble beaucoup aux dégâts que j’ai déjà observé. " L’éleveur a déjà été victime d’une attaque de loup en 2016. Les analyses ADN l’avaient confirmé. Mais cette fois, le laboratoire de l’université de Liège est formel : c’est un chien qui a attaqué les brebis de Stijn Van Dijck. Il n’aura donc pas droit à l’intervention de la région.

 

Une procédure d’indemnisation

Depuis septembre 2018, la région wallonne a mis en place une procédure pour réparer les dégâts commis par le loup sur les élevages. " Il faut que le dommage soit certain, confirmé par les analyses scientifiques et les tests ADN. Il faut aussi que le dommage soit direct. Une brebis qui se blesse en fuyant le prédateur ne pourra pas faire l’objet d’indemnité " précise Violaine Fichefet, biologiste au sein du réseau loup de la région wallonne. Autre précision : seuls les professionnels peuvent prétendre à ce type d’intervention. Les particuliers ne sont pas prévus dans le cadre du décret régional. Le montant de l’intervention est calculé par un expert du SPW.

Peut-être une première meute cet été ?

" c’est ce qu’on pense "  sourit Johan Michaux. Le chercheur de l’ULiège rappelle la présence d’un couple à proximité du camp militaire de Bourg-Léopold, dans le Limbourg, dont la célèbre Naya équipée d’un collier de géolocalisation. Dans les Hautes-Fagnes, un mâle a récemment été photographié mais il ne serait pas seul. " Plusieurs échantillons poussent à croire qu’une femelle circule également dans l’est de la Belgique mais nous ne disposons pas de confirmation formelle " ajoute, prudent, le chercheur qui dirige le laboratoire liégeois.   Si cette information se confirme, l’accouplement pourrait intervenir dès le printemps. Les naissances seraient alors prévues juste avant l’été.

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