Le Kazakhstan dénonce des accusations d'espionnage "sans preuve"

Un responsable kazakh a dénoncé des accusations "sans preuve" après des révélations selon lesquelles le Kazakhstan aurait eu recours au logiciel israélien Pegasus pour espionner des opposants, mais aussi des figures politiques en vue et jusqu'au président.

Selon le chef-adjoint de l'administration présidentielle de ce pays autoritaire d'Asie centrale, Daouren Abaïev, la liste des cibles du logiciel au Kazakhstan ne serait rien de plus que des "informations plutôt intrigantes sans aucune preuve".

"De façon réaliste, vous pouvez inclure n'importe qui dans cette liste et ainsi semer le doute dans le pays, au sein de l'élite, chez les journalistes", a déclaré M. Abaïev dans une interview au média d'État Khabar diffusée jeudi soir.


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Après six mois de recherches, un consortium de 17 médias internationaux a accusé dimanche une dizaine de pays dont la Hongrie, le Maroc, le Mexique ou le Kazakhstan d'utiliser la technologie d'espionnage israélienne du groupe NSO contre leur société civile. Introduit dans un smartphone, ce logiciel permet d'en récupérer les messages, photos, contacts, et d'activer à distances les micros.

Dans le cas du Kazakhstan, les cibles du logiciel comprennent notamment le président Kassym-Jomart Tokaïev, qui a été désigné en 2019 pour succéder à Noursoultan Nazarbaïev. Ce dernier a toutefois conservé plusieurs postes influents dont la direction du parti au pouvoir Nur Otan et la présidence du stratégique Conseil de sécurité, faisant dire à beaucoup d'observateurs qu'il continue de tirer les ficelles du pouvoir dans le pays.

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