Le Guinéen qui s'est immolé par le feu s'appelait Oumar Dansoko

Le même jour où Dansoko s’est immolé par le feu dans les locaux de Fedasil, un autre demandeur d’asile d’origine marocaine s’est aussi suicidé au centre fermé de Merksplas.
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Le même jour où Dansoko s’est immolé par le feu dans les locaux de Fedasil, un autre demandeur d’asile d’origine marocaine s’est aussi suicidé au centre fermé de Merksplas. - © Tous droits réservés

Oumar Dansoko avait 25 ans, et était originaire de Koïn, dans le nord de la Guinée. Il y a cinq ans, il s'était retrouvé à Bruxelles pour une demande d'asile, toujours refusée. Sa dépouille est exposée ce mardi à l'hôpital militaire de Neder-Over-Hembeek, pour les derniers hommages de ses proches.

La presse guinéenne revient sur la mort d'un demandeur d'asile, le 2 avril à Bruxelles. Médiaguinée brosse en quelques mots le portrait d'un enfant du pays au  parcours tragique.

Né en 1990 dans le nord de la Guinée, Oumar Dansoko était marié à Fatoumata Kaba, et était père d'un enfant de 5 ans. Arrivé en Belgique un peu avant la naissance de sa fille, il avait introduit une demande d'asile. Mais, depuis, Oumar Dansoko avait épuisé toutes les procédures de recours disponibles. Sans succès.

Vers 11 heures, le 2 avril, il tentera de mettre fin à ses jours en s'immolant par le feu dans les locaux de Fedasil, l'institution chargée du suivi des demandeurs d'asile en Belgique. Il décèdera le lendemain. Le Parquet de Bruxelles soupçonne un acte de désespoir.

C'est grâce à l'appel de l'ambassadeur de Guinée à Bruxelles qu'un compatriote, Kourouma, reconnaîtra sa dépouille. Son corps est exposé ce mardi à l'hôpital militaire de Neder-Over-Hembeek à Bruxelles, pour un dernier hommage de la part de celles et de ceux qui le connaissaient.

A l'occasion de ce drame, le site d'information guinéen explique également le durcissement de la politique d'asile dans notre pays: "une situation conduisant parfois des demandeurs déboutés à des actes aussi désespérés que suicidaires".

"Le même jour où Dansoko s’est immolé par le feu dans les locaux de Fedasil, un autre demandeur d’asile d’origine marocaine s’est aussi suicidé au centre fermé de Merksplas, parce qu’il venait de recevoir des informations sur son rapatriement vers son pays d’origine", explique le journaliste guinéen. Un autre fait dramatique que la presse belge a relaté comme d'autres faits divers. Grâce à la presse guinéenne, Oumar Dansoko a cependant ce mardi un nom et un prénom.

W.F. avec Médiaguinée

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