Le gaz hilarant, un danger pour la santé?

L'arrestation récente d'un dealer à Laeken est venue rappeler que le protoxyde d'azote [ou gaz hilarant] peut être consommé comme une drogue. L'impact du protoxyde d'azote sur la population n'a pas encore été quantifié mais l'usage se répand, notamment sous l'influence d'internet. Sur la Toile, on peut en effet se procurer une centaine de capsules pour un peu moins de quarante euros. 

Le plus souvent, il se consomme en groupe pour s'amuser entre copains. Ses effets sont limités dans le temps: une trentaine de secondes tout au plus, avec dès lors une tendance à multiplier les prises. 

Ce gaz est-il dangereux?

Mais ce gaz hilarant est-il dangereux? En principe, non. Des rares cas d'intoxications graves ayant entraînés des décès ont été observés à l'étranger, mais ils relevaient d'un mode de consommation inhabituel.

"Les personnes ont eu accès à des bonbonnes hospitalières de protoxyde d'azote qui délivrent le gaz en circuit continu. Là, cela peut mener - à l'image du monoxyde de carbone - à une intoxication", explique Jérome Poulain, formateur et criminologue à l'asbl bruxelloise Transit. "C'est difficile d'arriver à ce seuil quand on consomme le protoxyde de manière récréative puisque les utilisateurs sont limités par la contenance de la capsule."

Chute d'équilibre

Mais l'usage n'est malgré tout pas sans danger. Pour cette raison, des formations sont organisées pour les personnes en contact avec les usagers. "On les informe sur les risques légaux, sanitaires, sociaux ou encore sur les mauvaises interactions - notamment en cas d'association avec l'alcool - qui peuvent accentuer les effets néfastes," précise Jérôme Poulain.

Principal message de prévention à défaut d'arrêter: mieux vaut espacer les prises de produits et surtout veiller les uns sur les autres. Le principal risque d'accident étant lié aux chutes dues à une perte d'équilibre.

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