Le "fritkot" devient patrimoine oral et immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles

La ministre de la Culture Alda Greoli annonce la reconnaissance de la culture du "fritkot" (ou en français friterie ou baraque à frites) comme "chef d’œuvre du patrimoine oral et immatériel" de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Elle fait cette annonce à l'occasion du lancement à Eghezée de la 6ème semaine de la frite du 18 novembre au 4 décembre.

En 2014, déjà, une pétition visant à soutenir la reconnaissance de la frite au patrimoine culturel et immatériel de l’UNESCO a réuni plus de 50 000 signatures. Pour ce faire, ce patrimoine doit d’abord être reconnu dans les trois Communautés du pays. La Communauté flamande l'a déjà fait, on attend encore de même de la Communauté germanophone.

"La frite est un phénomène gastronomique et sociétal, partagé par tous les habitants de notre pays depuis plus de 150 ans. Faire entrer cette tradition culinaire au patrimoine oral et immatériel de la Fédération Wallonie-Bruxelles consacre un véritable écosystème reposant notamment sur l’artisanat et un savoir-faire transmis de génération en génération. C’est aussi un encouragement pour la mise en place de standards de qualités tels que ceux mis en place par le secteur ces dernières années", dit Alda Greoli.

La Belgique, leader mondial

La semaine semaine de la frite met en avant les friteries de chez nous, "traditionnelles et authentiques dont l’exploitant utilise des pommes de terre fraîches de Wallonie, vend principalement des frites, et propose des portions en cornets ou barquettes en carton que l’on peut emporter". Moyennant un bon téléchargeable ici, et à l'achat de 5 euros, un petit paquet sera offert dans les friteries participantes.

Un logo permet de les identifier et de privilégier la filière wallonne de la pomme de terre qui représente 39 000 hectares et plus de 2 millions de tonnes transformées, faisant de la Belgique le leader mondial de la transformation de la pomme de terre. En tout la Belgique compte 90 000 hectares de champs de pommes de terre, une surface qui n'arrête d'augmenter. Cela représente une production de 350 à 450 millions d'euros.

Plus de 80% de la production est transformée en Belgique et en Europe, seuls 10 à 15% alimentent le marché du frais et 5 à 10% sont exportés.

Le ministre de l'Agriculture René Collin rappelle que "la frite est un symbole de notre gastronomie. Au travers de cette semaine, l’objectif est de soutenir un secteur économique non délocalisable mais aussi les circuits courts et un savoir-faire unique. Enfin, à la différence de la promotion de nos fruits et légumes, dont on sait la nécessité quotidienne, j’insiste bien sur le fait que les frites, au même titre que le chocolat ou la bière, constituent un petit plaisir gastronomique".

Quelques chiffres

  • La Belgique recense environ 5000 frituristes dont 1800 en Wallonie.
  • Autrement dit, chaque village comporte au minimum une baraque à frites.
  • Quelque 130 000 kg de pommes de terre y sont débités. 
  • Un frituriste moyen vend environ 100 paquets de frites par jour.
  • Pour ce faire, il a besoin de 50 kg de pommes de terre pelées ou 65 kg de pommes de terre non épluchées.
  • Pour fournir toute la Wallonie en frites pendant une année, il faut environ 1130 hectares de pommes de terre, soit près de 2000 terrains de football
  • Une récente étude du VLAM démontre qu’un quart de la population belge consomme des frites achetées à la friterie une fois par semaine et que 95% des Belges se rendent à la friterie au moins une fois par an.
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