Le "flexitarisme" a de plus en plus d'adeptes en Belgique

Le "flexitarisme" a de plus en plus d'adeptes en Belgique
Le "flexitarisme" a de plus en plus d'adeptes en Belgique - © LOUISA GOULIAMAKI - BELGAIMAGE

Avez-vous déjà entendu parler de "flexitarisme", un néologisme formé à partir des mots "flexibilité" et "végétarisme" ? Ses adeptes privilégient une alimentation semi-végétarienne, c'est-à-dire qu'ils n'excluent pas la viande, mais en mangent en quantité moindre et de meilleure qualité. Un mouvement né aux Etats-Unis et qui se développe chez nous aussi.

Le mot "flexitarien" est apparu à la fin des années 90 aux Etats-Unis. Il désigne ceux qui ont une alimentation principalement végétarienne, conscients de l'importance de diminuer la consommation de viande pour sa santé ou l'environnement, sans toutefois s'en priver totalement.

Un compromis alimentaire que suit Fabian, depuis 8 ans : "Il y avait, en fait, deux trucs auxquels je savais que je ne couperais pas, c’est les barbecues. Pour moi, les barbecues c’est toujours avec de la viande que ce soit chez moi ou ailleurs. Et, effectivement, chez des amis, je n’avais pas envie d’imposer cette contrainte-là ou au restaurant si un plat de viande me tente, je n’hésite pas."

Ici le plaisir prime sur les contraintes d'un régime végétarien pur et dur. Les puristes d'ailleurs ne voient pas toujours la démarche d'un bon œil : "Beaucoup de végétariens ont aussi en considération les intérêts des animaux. Dans ce cas-là, effectivement, le flexitarisme ne peut être qu’une solution intermédiaire pour eux", explique Fabrice Derzelle, président de l'asbl Végétik, qui promeut le végétarisme.

D'autant que le flexitarisme ne précise pas quelle quantité de viande ne pas dépasser. Il s'agit plus d'une démarche, parfois un passage vers le végétarisme.

"Souvent les gens sont bloqués parce qu’ils se posent la question : qu’est-ce que je vais manger ? Est-ce que j’aurai encore faim ? Si je mange végétarien, est-ce que j’aurai mes protéines ? Donc, en essayant le flexitarisme, ils vont voir qu’ils mangent à leur faim. Ils trouveront des plats qui leur plairont", poursuit Fabrice Derzelle.

Des produits de substitution à la viande, marché que les flexitariens contribuent aussi à développer.

 

C. Tonero

 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK