"Le fédéral a entendu les difficultés du secteur culturel et va y répondre"

La ministre de la Culture en Fédération Wallonie Bruxelles, Bénédicte Linard, était l'invité de CQFD, Ce Qui Fait Débat, en mode grand entretien: 25 minutes quotidiennes pour vous aider à mieux comprendre/vivre la crise du coronavirus, mais aussi pour vous permettre de poser VOS questions (via l’adresse mail cqfdrtbf@rtbf.be).

La culture sera impactée durant des mois voire des années

Le secteur culturel est, comme l'horeca, un des secteurs professionnels le plus impactés par la crise du coronavirus et le confinement, avec des activités qui se sont entièrement arrêtées du jour au lendemain. Le risque de faillites à terme est bien réel car "la crise ne s'arrêtera pas avec le déconfinement pour ce secteur qui sera touché durant plus que des mois, des années", explique Bénédicte Linard qui assure relayer les inquiétudes du secteur vers le fédéral.

Car les réclamations viennent en grande partie du monde de la culture "non subsidiée", et singulièrement de ceux qui ne jouissent pas d'un statut leur garantissant un revenu de remplacement. La Fédération Wallonie Bruxelles a elle débloqué un fonds d'urgence de 50 millions d'euros, pour les secteurs relevant de sa compétence. Dans ce montant: 8,4 millions d'euros destinés à la culture, avec le maintien des subventions vers les opérateurs, pour autant qu'ils rémunèrent leurs prestataires avec. "Ces artistes, qu'ils aient un statut ou non, doivent pouvoir bénéficier en premier de ces subventions", affirme la ministre de la culture.

Du reste, les enjeux dépendent du niveau fédéral. "Et je me fais le porte-voix au niveau fédéral, entre autre pour voir comment on peut octroyer le chômage pour force majeure, qu'on ait ou non le statut, mais aussi adapter les conditions pour garder le statut d'artiste", garantit Bénédicte Linard qui annonce un arrêté royal spécial en préparation du côté du gouvernement fédéral. La ministre promet aussi une taskforce culturelle en vue du déconfinement, rassemblant les différents acteurs de la culture pour réfléchir aux moyens de redéployer le secteur.

La culture, l'éternel parent pauvre?

Des mesures de soutien aux journalistes indépendants

Les médias ont perdu énormément de recettes publicitaires depuis le début de la crise, puisque beaucoup de campagnes ont été annulées ou reportées. Confinement oblige, les annonceurs dans le voyage, le tourisme ou l’événementiel n'ont plus rien à vendre pour le moment. Pour faire face, en début de confinement, on a vu certains journaux demander à leurs journalistes de baisser volontairement leur salaire. Une attitude indécente, a réagi l'AJP, l’association des journalistes professionnels.

C'est un paradoxe: l’équilibre économique de la presse est mis sous pression, à un moment où la demande d’information n’a jamais été aussi importante. L'AJP a calculé que la presse écrite était privée de 60 à 80% de ses recettes publicitaires. Si les journalistes salariés ont été mis en chômage partiel dans de nombreuses rédactions, les journalistes indépendants se sont eux retrouvés sans revenu du jour au lendemain. L'AJP demande des mesures urgentes de soutien spécifique à ce secteur.

Bénédicte Linard assure que ces mesures sont en préparation, "avec une priorité: assurer la survie des médias dont la viabilité est la plus exposée, pour garder le pluralisme du journalisme en Fédération Wallonie Bruxelles".

CQFD, Ce Qui Fait Débat, en mode grand entretien : Chaque jour à 18h20 sur La Première et à 20h45 sur La Trois. L’entièreté de l’émission à revoir ci-dessous :

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